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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 18 janvier 2018

Il retrouve le donneur de sperme qui lui a permis de naître

Publié le

Un spermatozoïde souriant et portant des lunettes fumées
Un spermatozoïde portant des lunettes fumées   Photo : iStock

C'est grâce à un test génétique récréatif qu'Arthur Kermalvezen a retrouvé le donneur de sperme auquel sa mère a eu recours pour le concevoir par procréation médicalement assistée. Militant de longue date pour la fin de l'anonymat absolu pour les donneurs de sperme en France, il a eu la chance de tomber sur un homme qui désirait lui aussi faire sa connaissance. Arthur Kermalvezen explique à Catherine Perrin que les enfants nés par la procréation assistée devraient avoir le droit de connaître leurs origines, autant pour leur épanouissement que pour des raisons médicales.

Arthur Kermalvezen a eu recours aux services de l’entreprise californienne 23andMe, qui, en plus d’un profil génétique réalisé à partir d’un échantillon de salive, offre à ses clients un registre d’individus possédant les mêmes gènes. C’est ainsi qu’il a fait la connaissance d’un Britannique qui lui a recommandé d’explorer son arbre généalogique. En se limitant à la part française de la famille de l’homme, il a trouvé un individu qui pouvait être son père biologique.

Un père pour Noël
Il a eu la surprise de recevoir un appel de cet homme le 25 décembre. « J’étais en voiture. Je me suis arrêté et j’ai commencé à pleurer. J’étais un petit peu ému, raconte l’auteur du livre Né de spermatozoïde inconnu. J’ai dit : "Eh bien, c’est vraiment sympa de m’appeler un 25 décembre. Qu’est-ce qui se passe, comment ça marche, qu’est-ce qu’on dit?" Lui m’a dit : "Écoute, je ne sais pas, mais tu dois avoir beaucoup de questions. Sache que je ferai tout pour y répondre. Je suis très content que tu aies fait la démarche […]. Bravo de m’avoir retrouvé! Vraiment, j’aimerais bien que tu m’expliques comment tu as fait parce que ça m’intrigue énormément. »

Construire son récit
Il souhaite que soit changée la loi qui empêche les enfants nés par la procréation médicalement assistée de connaître l’identité du donneur de sperme. Selon lui, cette information est essentielle pour que l’enfant puisse « construire son récit », mais aussi pour qu’il connaisse ses antécédents familiaux en matière de santé.

Des révélations de son père biologique quant à sa vulnérabilité à une possible anomalie génétique ont conforté Arthur Kermalvezen dans cette position. « Je suis passé de la culpabilité – je n’avais pas envie de déranger tout le système – à la responsabilité, dit-il. Je sais par où je dois commencer. […] Je suis libre. »

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