Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 11 janvier 2018

Survivre en forêt pour le plaisir d’élargir sa zone de confort

Publié le

Dominic Paradis et Frédéric Dion au micro de Catherine Perrin
Dominic Paradis et Frédéric Dion   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Pour l'amour de l'aventure, ils séjournent dans les bois sans tente, ni outil, ni allumettes, et ce, même en hiver. En retour, ils en retirent une confiance qui peut servir dans toutes les sphères de la vie. Frédéric Dion, aventurier et conférencier, et Dominic Paradis, instructeur en survie, appellent cela du « camping extrême ». En compagnie du journaliste Guillaume Roy, ils expliquent à Catherine Perrin que l'attitude et la forme psychologique comptent pour beaucoup dans la capacité de bien se débrouiller dans la nature.

Dominic Paradis assure que la force physique n’aide aucunement à survivre en forêt, et qu’on s’y découvre une endurance insoupçonnée. « Le concept des trois repas par jour à heures fixes et tout, c’est excessivement moderne, souligne-t-il. Quand on tombe en mode survie et qu’on arrête de manger, on a l’impression qu’on va mourir au premier repas qu’on saute, qu’on n’en sortira jamais. Mais finalement, on se rend compte que le corps comprend assez vite que c’est fini, trois repas par jour. Donc, on devient opportuniste. Si le cerveau est occupé à faire quelque chose, la faim ne nous tenaille pas. Si soudainement, on trouve de la nourriture, on la prend. »

Le goût du risque
La plus récente aventure de Frédéric Dion consistait à se faire déposer par un hélicoptère, à 470 km de la civilisation, les yeux bandés, dans la forêt au Yukon, et à retrouver son chemin en 10 jours. Il a également publié le livre Survivre avec l’antidoute, et participé à l’émission Expédition extrême. « Je suis un professionnel. Ça fait des années que je m’applique, que je m’entraîne. J’ai perdu mon traîneau en Antarctique – n’importe qui, dans cette situation, serait mort, mais moi, je m’étais entraîné à bâtir un abri à parti de rien, juste avec mes mitaines et de la neige. »

Il y a une part de risque, mais la vie n’est pas sans risque.

Frédéric Dion

Seul face à soi-même
Selon lui, on peut véritablement trouver le bonheur en situation de survie, et il voit davantage de risque dans la vie quotidienne en ville : « Les seuls risques, en survie, sont dans les actions que je prends. Mais dans la |vie en] société – par exemple, sur le Métropolitain en voiture – il y a les risques dans mes actions et [dans] les actions de tous les [conducteurs] autour. Il peut [aussi] y avoir un viaduc qui tombe. »

Échapper aux tracas
Guillaume Roy a consacré un article au camping extrême dans le nouveau numéro de L’actualité puisqu’il sent un intérêt accru pour ce genre d’activité. « Les gens veulent arrêter de se soucier des petits tracas de la vie de tous les jours et revenir aux choses de base, comme se garder au chaud, se nourrir, […] faire un feu et le garder allumé toute la nuit. C’est simple, mais ça permet de concentrer ses énergies sur une activité au lieu de se tracasser pour plein de choses. Les gens recherchent de plus en plus des moyens de s’évader de leur téléphone, de la connexion constante. »

Chargement en cours