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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 7 décembre 2017

Gabrielle Bouchard veut défendre la pluralité des expériences

Publié le

Gabrielle Bouchard au micro de Catherine Perrin
Gabrielle Bouchard   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Première femme trans à la tête de la Fédération des femmes du Québec, elle soulève la polémique. Certains chroniqueurs lui prêtent l'intention de vouloir faire cesser l'usage des mots « mère » ou « maternité », d'autres craignent que quelqu'un qui est né homme n'ait pas la sensibilité nécessaire pour défendre les intérêts des femmes. Mais Gabrielle Bouchard estime que c'est en défendant les femmes les plus marginalisées qu'on peut mieux défendre les femmes en général. Elle met Catherine Perrin en garde contre les pièges d'un « féminisme de ruissellement ».

Mme Bouchard trouve injuste qu’on doute des capacités des individus marginalisés de représenter le plus grand nombre. Elle estime aussi avoir été mal citée par Denise Bombardier, qui lui a prêté le souhait de faire disparaître les mots « mère » et « maternité ».

« Ce que je dis, c’est qu’on doit comprendre que d’autres personnes vont utiliser d’autres termes pour parler de réalités similaires, dit-elle. Par exemple, un homme trans va utiliser son identité de père pour parler de sa grossesse, pour parler de son accouchement. Si on lui refuse la capacité de s’identifier de comme [tel], on crée une discrimination. »

L’avenir est à l’intersectionnalité
À la tête de la Fédération des femmes du Québec, elle entend défendre le féminisme sous un angle intersectionnel, soit en tenant compte des multiples discriminations qui peuvent affecter les femmes, selon leur orientation sexuelle, leur race ou leur revenu. « Si on le fait autrement, ce qu’on fait, c’est du féminisme de ruissellement. De la même façon qu’on fait de l’économie de ruissellement, où on dit : les personnes qui sont en position de faire plus d’argent, lorsqu’elles en auront beaucoup, ça va ruisseler sur l’ensemble des groupes. »

En économie, cette approche est de plus en plus critiquée et Mme Bouchard la rejette aussi pour le féminisme. « On se doit de tenir compte des bases de notre féminisme [si on veut] que ça bénéficie à tout le monde. »

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