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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 6 décembre 2017

L’après-Bye : il faut faire plus contre le suicide, selon Taillefer

Publié le

Debbie Zakaib et Alexandre Taillefer au micro de Catherine Perrin
Debbie Zakaib et Alexandre Taillefer   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Fournisseurs d'accès à Internet, producteurs de contenu en ligne, réseaux sociaux... Alexandre Taillefer croit qu'il est grand temps que les entreprises qui offrent ces produits jouent aussi leur rôle dans la prévention du suicide chez les jeunes. Au lendemain de la diffusion du documentaire Bye, racontant leur quête de réponses après le suicide de leur fils Thomas qui souffrait de cyberdépendance, Alexandre Taillefer et Debbie Zakaib expliquent à Catherine Perrin pourquoi l'annonce d'un programme public de psychothérapie n'est qu'un premier pas dans la bonne voie.

Alexandre Taillefer considère impensable que des plateformes comme Twitch, qui offre des jeux vidéo en ligne, ou Facebook utilisent l’intelligence artificielle pour offrir de la publicité, mais pas pour détecter des comportements suicidaires.

« D’avoir essuyé des refus de communication de la part de Twitch, qui est une entreprise qui appartient à Amazon, m’indigne au plus haut point », affirme l’homme d’affaires, qui a toutefois renoncé à intenter des poursuites.

Plus d’outils nécessaires
Thomas, son fils qui s’est enlevé la vie le 6 décembre 2015, était cyberdépendant. Selon lui, les fournisseurs d’accès à Internet devraient permettre aux parents d’agir pour aider des jeunes aux prises avec de tels problèmes. « Les fournisseurs d’accès, aujourd’hui, ne rendent pas la vie très facile à des parents pour contrôler les réseaux. J’ai cherché pendant des années une solution qui permettait de fermer l’accès Internet à tel appareil de telle heure à telle heure. Cette fonctionnalité de base n’existe même pas. »

Il trouve positive l’annonce d’un programme public de psychothérapie par le gouvernement provincial, mais prévoit que les 35 millions annoncés seront insuffisants : « Pour mettre en place ce que ça prend, on parle probablement d’au moins un demi-milliard de dollars. »

Tout le monde doit en parler
Debbie Zakaib, épouse d’Alexandre Taillefer, mère de Thomas et femme d’affaires elle aussi, avoue qu’il lui a été difficile de revoir des photos et des vidéos de son fils dans le documentaire, mais le jeu en vaut la chandelle. « Pour nous, c’est très, très difficile, dit-elle, mais en même temps, de savoir que de petites choses ont avancé depuis… Juste de voir les dialogues qui se sont installés dans les familles, pour moi, c’est une des plus belles récompenses de cette démarche. »

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