Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Catherine Perrin
Audio fil du lundi 13 novembre 2017

Le sourire sincère décodé

Publié le

Une politicienne en veston sourit en regardant derrière elle.
Une politicienne qui sourit lors d'une assemblée.   Photo : iStock

« Le sourire, c'est un miroir » Rachida Azdouz réagit à la mention par plusieurs chroniqueurs du sourire contagieux de Valérie Plante, la nouvelle mairesse de Montréal. La psychologue analyse les types de sourires et leurs effets avec le stratège en communications Louis Aucoin, la directrice de l'École nationale de l'humour, Louise Richer, et le professeur en psychoéducation à l'Université de Montréal Pierrich Plusquellec.

Louise Richer croit qu’il y a quelques années, le sourire de Valérie Plante aurait pu être vu comme un vecteur de légèreté, mais qu’aujourd’hui, il est associé à l’affirmation. Louis Aucoin voit le sourire chez un politicien comme une façon de rassurer les citoyens, de leur montrer qu’on est apte à gouverner.

Sourire, mais sourire de la bonne manière
Pierrich Plusquellec affirme qu’un sourire vrai, comme celui de Valérie Plante, donne confiance aux électeurs puisqu’il indique des accomplissements. Celui-ci sollicite les muscles du visage en créant des pattes d’oies à l’extrémité des yeux.

Rachida Azdouz nous prévient cependant que le sourire vrai peut s’apprendre, et qu’il peut aussi cacher une fragilité et un manque d’assurance. Par exemple, pour se donner une contenance, un politicien peut esquisser un sourire.

Il faut absolument sourire avec les yeux, c’est là que les gens nous regardent. […] On a plus tendance à aller parler avec les gens qui sourient.

Louis Aucoin, stratège en communication

Des moments pour sourire
« C’est important que le sourire ne devienne pas cette figure imposée qui parfois est indécente. » Rachida Azdouz indique que dans certaines situations, l’empathie ne doit pas passer par le sourire. Il est important pour un politicien de ne pas sourire lorsqu’il commente un attentat.

La psychologue précise qu’un sourire ne traduit pas toujours la même émotion. Il peut ainsi exprimer de l’ironie, du dédain ou être bienveillant, complice, séducteur ou racoleur.

Louise Richer, Louis Aucoin, Rachida Azdouz et Pierrich Plusquellec au studio 18 de Radio-Canada, à Montréal, le 13 novembre 2017
Louise Richer, Louis Aucoin, Rachida Azdouz et Pierrich Plusquellec Photo : Radio-Canada/Mathieu Arsenault

Chargement en cours