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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 11 octobre 2017

Phoebe Greenberg, la mécène qui ose

Publié le

Phoebe Greenberg au micro d'Isabelle Craig
Phoebe Greenberg   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Elle souhaite faire entrer l'art dans la vie des gens, créer des rencontres entre artistes et décideurs, et faire connaître les artistes internationaux au Canada. Voilà pourquoi la fille de feu le promoteur Irving Greenberg, représentant de l'une des familles les plus riches du pays, a fondé la galerie et fondation DHC/ART il y a 10 ans et le Centre Phi, un centre multidisciplinaire, il y a 5 ans. Phoebe Greenberg raconte son parcours au micro d'Isabelle Craig et reçoit un appel-surprise d'un ancien collaborateur, Denis Villeneuve.

Mon premier contact avec Phoebe, ç’a été de la persuader de ne pas faire de film. J’ai dit : "Madame, ne faites pas ça." La réponse a été assez sèche et assez rapide. J’ai compris que ce n’était pas négociable

Denis Villeneuve

« À 40 ans, j’ai décidé de changer ma vie. J’avais déjà en tête l’idée de la fondation. Parce que pendant que [je vivais] à Paris, j’ai fréquenté l’art et les artistes peintres », raconte Phoebe Greenberg, qui a étudié à l’École internationale de théâtre Jacques Lecoq et fondé sa propre troupe de théâtre.

Des espaces pour réfléchir
Elle raconte pourquoi elle a fondé DHC/ART et le Centre Phi : « À Paris, j’ai été très inspirée par la place que l’art prenait dans la vie quotidienne de beaucoup de gens. Je voulais lancer une réflexion dans un espace dont la taille serait moindre que celle d’un musée, et aussi donner accès aux gens à l’art dans leur vie quotidienne. Pour moi, il s’agissait [d’un moyen] de présenter les artistes que j’ai l’occasion de voir partout dans le monde et de les amener, eux et leurs idées, ici, au Canada. »

Avant de construire le Centre Phi, Phoebe Greenberg a demandé au cinéaste Denis Villeneuve de réaliser un court métrage relatant la démolition de l’intérieur du bâtiment où serait aménagé le lieu de diffusion.

Le court métrage Next Floor

Amour touchant
Il se souvient que le classique Blade Runner faisait partie des références dont il s’est servi pour concevoir l’univers de Next Floor. « C’est vraiment un arc incroyable », constate-t-il, joint en pleine promotion de Blade Runner 2049 en Asie. « Au Québec, on est généreux avec l’art, mais comme artiste, on se fait toujours dire qu’on siphonne le système. On a une [attitude] ambivalente. […] Avec Phoebe, j’ai rencontré quelqu’un de généreux qui avait un amour de l’art comme j’en ai rarement rencontré. Ça m’a profondément touché. »

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