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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 26 septembre 2017

Christiane Ayotte, une sommité montréalaise dans la lutte antidopage

Publié le

Christiane Ayotte au micro de Catherine Perrin
Christiane Ayotte   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« Ce n'est pas parce que c'est sans fin qu'il faut abandonner. » La directrice du Laboratoire de contrôle du dopage de l'INRS-Institut Armand-Frappier croit qu'il faut continuer la lutte contre les drogues de performance parce qu'elles sont souvent administrées dans l'ignorance, qu'elles présentent des risques incalculables et que des gens mal intentionnés en profitent. Au micro de Catherine Perrin, elle décrit la pagaille qui règne encore dans le monde antidopage depuis la mise au jour, l'an dernier, du stratagème russe lors des Jeux de Sotchi.

Tous ne sont pas égaux avec le dopage. Vous pouvez doper cinq personnes, il y en a qui vont avoir plus de bénéfices, il y en a vont en mourir. Peut-on supporter ça par simple plaisir de voir des cyborgs gagner au sport?

Christiane Ayotte

« Il nous a tous bernés », dit Christiane Ayotte au sujet de Grigory Rodchenkov, l’ancien directeur du Centre antidopage de Moscou, qui a avoué être responsable du dopage de douzaines d’athlètes russes lors des Jeux de Sotchi, en 2014. Cet épisode est relaté dans le documentaire Icare, auquel Mme Ayotte a participé.

Le repentir forcé d’un mécréant
Elle qualifie M. Rodchenkov de mécréant. « Si [les aveux de M. Rodchenkov] sont arrivés, c’est parce que l’Agence antidopage mondiale lui soufflait dans le cou et qu’il était pris. Il était coincé, il n’avait pas le choix, c’est là qu’il a décidé d’aller donner son histoire. C’est un repentir forcé. Pour l’avoir connu, je sais qu’il y prenait plaisir. Il est mégalomane dans son histoire égocentrique. Je suis persuadée qu’il aimait être au centre de l’histoire. Tout ce qu’il faisait, c’était de remplacer des urines par des urines négatives. C’est une tricherie à un niveau qui en est imbécile. »

Bande-annonce du documentaire Icarus

Contrecoups prolongés
Selon elle, tout le milieu antidopage tente encore de se remettre du scandale russe. « Ça a fait tellement mal qu’on est encore là-dedans à essayer de travailler, de se battre contre les Russes pour qu’ils admettent qu’ils ont triché. Eux n’admettent pas; la grandeur de l’âme russe ne se pliera pas aux dictats de l’Ouest. Donc, on est là-dedans et on paie encore, [si bien] qu’on en oublie de regarder les autres pays et le travail qu’il y a à faire [pour lutter contre le dopage]. Je pense qu’on manque de force pour investiguer ce qui se passe ailleurs, et ça, c’est déplorable. »

Bien qu’elle manque de preuves pour impliquer d’autres pays, elle incite à regarder du côté des pays totalitaires et où la corruption a cours.

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