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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 14 septembre 2017

Comment cesser de « manger ses émotions »

Publié le

Julie Déry, Isabelle Huot et Catherine Sénécal au micro de Catherine Perrin
Julie Déry, Isabelle Huot et Catherine Sénécal   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Programmer de nouvelles émotions, de nouvelles pensées vis-à-vis de la nourriture, connaître ses comportements à risque, manger souvent des aliments sains et ne pas bouder les aliments qui procurent du plaisir... Voilà quelques trucs que suggèrent la nutritionniste Isabelle Huot et la psychologue Catherine Sénécal dans le livre Cessez de manger vos émotions : briser le cycle de la compulsion alimentaire. En compagnie de Julie Déry, qui a souffert de la compulsion alimentaire, ils expliquent à Catherine Perrin en quoi l'obsession et la compulsion sont liées.

Julie Déry s’est mise à outremanger après avoir abandonné l’alcool et la drogue, à 20 ans. Elle raconte avoir engraissé d’environ 250 lb en moins de 2 ans. « J’inventais des raisons pour sortir aller faire des courses. C’était la cachotterie : manger en cachette de manière irraisonnée, cacher de la nourriture… C’était comme prendre une grosse brosse de sucre, ça me calmait. [J’avais] des comportements malsains : la honte, se retenir de manger devant les gens… Quand on prend du poids, les gens le disent, ce n’est pas long. »

On n’est jamais guéri de ça. On est obligé de s’entretenir parce qu’on ne peut pas s’arrêter de manger.

Julie Déry

Sus aux interdits
Isabelle Roy croit qu’il faut remplacer les interdits par des stratégies. « C’est ce qu’il faut véhiculer à la maison avec les enfants. S’ils veulent un biscuit au chocolat, c’est sûr que ce n’est pas le meilleur dessert qui soit, mais c’est correct d’en avoir à la maison, dit-elle. Il s’agit de bien planifier ses repas, d’avoir trois repas [par jour], des collations aux trois heures. Déjà, ça stabilise la glycémie, on est moins à risque [d’outremanger]. »

Le piège sournois de la faim
Elle poursuit : « Le problème qu’on voit souvent, c’est que les gens mangent très peu durant la journée. On se dit qu’on veut perdre un peu de poids, donc le matin, ça va être yogourt et fruits; le midi, une petite salade de thon. Lorsqu’ils arrivent le soir, les gens sont littéralement affamés. On tombe donc dans le garde-manger. Des fois, il s’agit d’aliments sains, ça peut être des Triscuits avec de l’humus, mais on passe à travers le pot d’humus et la boîte de biscuits parce qu’on a une faim réelle. Et là, c’est la dérape tout au long de la soirée. C’est ça qu’on veut briser. »

Des mécanismes à désapprendre
« Il faut réparer des choses qu’on a peut-être apprises quand on était plus jeune. Par exemple, ne pas avoir le droit de sentir des émotions négatives, comme la colère et la tristesse, indique Catherine Sénécal… [On s’est peut-être fait dire :] "Prends donc tel aliment à la place, tu vas arrêter de [te] sentir [mal]." Si on a appris ça très tôt dans la vie, on continue à répéter ça toute notre vie adulte. »

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