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Catherine Perrin
Audio fil du vendredi 8 septembre 2017

MissMe, l’artiste de rue vandale qui montre des vulves

Publié le

MissMe au micro de Catherine Perrin
MissMe   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« J'aime reprendre ce mot, parce qu'il me fait rire », dit l'artiste montréalaise au sujet du mot « vandale ». Connue pour des collages élaborés à partir de visages de figures féminines de la culture populaire, comme Billie Holiday, elle présente une exposition consacrée au sexe féminin, intitulée PussyIluminati. MissMe explique à Catherine Perrin que tout ce qu'elle fait est militant.

Ce n’est pas évident de vraiment comprendre ce que je fais. Je ne fais pas du beau, je ne fais pas du “pour plaire”, je ne fais du cool.

MissMe

C’est le symbole du groupe religieux des illuminés (illuminati) qui a inspiré cette exposition à l’artiste. Le logo en question, un triangle orné d’un œil humain, lui rappelait le sexe féminin. « Franchement, le seul pouvoir réel que je connaisse, un pouvoir immense que la société a passé son temps à amoindrir, à mettre en laisse et à cacher, c’est celui de la sexualité féminine, dit-elle. On a toujours caché le vagin, on l’a toujours rempli de honte. Le réel pouvoir, il est là. Il est partout autour de nous. »

Portions de deux œuvres de l’artiste montréalaise MissMe
Aperçu de l’exposition PussyIlluminati, de MissMe   Photo : Galerie C.O.A. / MissMe et Nastia Cloutier

Dark side of the noune
MissMe dénonce la censure dont elle fait continuellement l’objet de la part des réseaux sociaux. Elle ne comprend pas que les images de ses œuvres, même pixellisées, soient constamment retirées alors que les mêmes réseaux laissent passer des messages haineux. « Le problème est qu’aujourd’hui, les réseaux sociaux sont tellement importants socialement qu’ils font office de jurisprudence morale. C’est un réel problème. Ça donne les mauvaises valeurs et les mauvais messages aux gens. »

L’exposition PussyIlluminati est présentée jusqu’au 7 octobre à la Galerie C.O.A., à Montréal.

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