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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 10 août 2017

James-Webb, le télescope qui nous fera voyager dans le temps

Publié le

Construction du télescope James-Webb à Greenbelt, dans l'État du Maryland, aux États-Unis, en novembre 2016
Construction du télescope James-Webb à Greenbelt, dans l'État du Maryland, aux États-Unis   Photo : Reuters / Kevin Lamarque

« On attend impatiemment le lancement. » René Doyon, directeur de l'Observatoire du Mont-Mégantic, est l'un des quatre chercheurs principaux impliqués dans la construction du télescope James-Webb, qui doit être lancé dans l'espace en octobre 2018. Voué à l'étude des premières galaxies formées après le big bang, l'objet sera également chargé d'étudier l'atmosphère des exoplanètes et de chercher de la vie dans le vide sidéral. En compagnie de la journaliste scientifique Marianne Desautels, René Doyon explique comment James-Webb pourrait remonter aux origines de l'Univers.

« Webb est un télescope très particulier par rapport à Hubble », indique René Doyon, qui a commencé à travailler sur un outil essentiel au fonctionnement de l’appareil en 2001. Outre sa taille plus grande, le nouveau télescope sera beaucoup plus loin de la Terre que Hubble, soit 1,5 million de kilomètres. « Donc, c’est un aller simple. »

En route vers la vie
James-Webb pourrait aider à répondre à l’une des grandes questions fondamentales de la vie : sommes-nous seuls? « On est à un moment dans notre histoire où l'on a la technologie pour répondre à cette question de manière objective. Je ne pense pas [que ce sera grâce à James-Webb], mais on va faire des pas très, très importants. La clé, pour détecter la vie ailleurs, c’est de détecter l’atmosphère de ces planètes [où elle se trouve]. On le fait pour les planètes géantes, mais pour les planètes terrestres, on commence à peine à le faire. »

René Doyon et Marianne Desautels au micro de Stéphan Bureau
René Doyon et Marianne Desautels Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Cartes postales du passé
« Sur certaines distances, la lumière prend un certain temps avant d’atteindre la lentille ou la personne qui l’observe, explique Marianne Desautels. Par exemple, quand on regarde la Lune, ça nous prend un peu plus qu’une seconde avant de capter la lumière réfléchie. […] On n’observe pas le Soleil en direct, on l’observe tel qu’il était il y a 8 minutes. C’est le même principe pour les galaxies au loin. Alors, plus un télescope est capable de regarder loin, plus on observe de l’ancienne lumière. C’est un peu comme si les galaxies lointaines nous envoyaient des cartes postales, des vieux Polaroids de ce dont elles avaient l’air il y a des centaines de millions d’années, des milliards d’années. »

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