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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 8 août 2017

Elle se fait implanter une micropuce pour lancer un débat

Publié le

Dominique Leclerc au micro de Stéphan Bureau
Dominique Leclerc   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« Pour moi il y a urgence d'en parler, parce que c'est la première technologie qui entre dans le corps et qui n'a pas de visée curative. » À des fins de recherche, la comédienne Dominique Leclerc s'est fait implanter une micropuce RFID, qui permettra un jour d'accéder à des endroits sécurisés et d'effectuer des paiements sans carte additionnelle. Elle explique à Stéphan Bureau pourquoi elle a fait numériser son certificat de mariage et une photo personnelle sur la puce qu'elle porte sous la peau de sa main.

« Ce n’est pas très douloureux, précise la comédienne, soulignant que les médecins ne sont pas encore autorisés à procéder à l’intervention. J’ai fréquenté un groupe de cyborgs à Berlin et, grâce à eux, je me suis introduit dans plusieurs événements où j’ai parfois assisté à des “ implant parties ”, comme ils les appellent. Les gens font la file et, ça y est, on y va, on se fait implanter sans trop réfléchir. Certains ont pris le temps d’y penser avant, mais d’autres le font de façon un peu plus spontanée, et c’est ce que je questionne. »

La main de Dominique Leclerc. Le cercle jaune indique la zone sous laquelle une micropuce a été insérée par injection.
La main de Dominique Leclerc. Le cercle jaune indique la zone sous laquelle une micropuce a été insérée par injection. Photo : Radio-Canada

Invasif, mais sécuritaire
Selon elle, le procédé soulève davantage de questions éthiques et philosophiques que de véritables problèmes de sécurité. « Pour être en contact avec la puce, il faut mettre un lecteur à un ou deux centimètres de la main. Ce sont des radiofréquences, ça n’émet pas du tout d’énergie de l’intérieur. […] J’ai plus peur qu’on vole des informations dans mon téléphone que dans ma main. »

La pièce Post Humains sera présentée du 3 au 14 octobre à l’Espace Libre, à Montréal.

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