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Stépan Bureau
Audio fil du lundi 19 juin 2017

Un documentaire sur l’exil des Anglos-Québécois qui ne fait pas l'unanimité

Publié le

John Walker dans une scène du film Quebec My Country Mon Pays
John Walker dans une scène du film « Quebec My Country Mon Pays »   Photo : Vimeo/John Walker

Réalisé par le cinéaste anglophone d'origine montréalaise John Walker, le documentaire Quebec My Country Mon Pays traite des effets de la Révolution tranquille sur les anglophones du Québec et de l'exil de nombreux Anglos-Québécois. L'œuvre, qui sera présentée à partir du 23 juin aux cinémas Beaubien et du Parc, reçoit un accueil partagé de la part de Dan Delmar, journaliste au Montreal Gazette, de Peter Trent, ex-maire de Westmount, de Patricia Boushel, travailleuse culturelle, et du chanteur et poète Paul Cargnello.

Dans Quebec My Country Mon Pays, le cinéaste, photographe et documentariste John Walker jette un regard historique et très personnel sur les années 1960 et 1970, qui ont vu naître le mouvement indépendantiste et l’affirmation identitaire québécoise. Ces mouvements ont incité de nombreux Anglos-Québécois, dont les parents du cinéaste, à partir.

Selon Patricia Boushel, un de problèmes du documentaire réside dans le fait qu’il traite d'une réalité qui n’est plus représentative de la situation actuelle entre anglophones et francophones.

Les relations entre les deux groupes linguistiques ont beaucoup évolué, et l’antagonisme entre francophones et anglophones, exacerbé au cours des années 1970 et 1980, n’est plus du tout ce qu’il a été par le passé, souligne-t-elle.

« Je ne vois pas, honnêtement, les mêmes dynamiques s’opérer dans la génération des moins de 40 ans. On a tous grandi en tant qu’enfant de cette génération des référendums. […] Moi, je m’identifie comme quelqu’un qui veut juste sortir un peu de ces dynamiques-là. »

Une scène du film Quebec My Country Mon Pays
Une scène du film « Quebec My Country Mon Pays » Photo : Vimeo/John Walker

Le son de cloche est le même du côté de Dan Delmar.

Pour moi, c’est un vieux débat, cette dualité entre anglophones et francophones. Le film est très émotif, mais pour moi, c’est un throw back, c’est un rappel d’une époque antérieure.

Dan Delmar

L'ancien maire de Westmount, Peter Trent, partage le point de vue de Dan Delmar au sujet de l’œuvre de John Walker. « Il traîne une émotivité que je ne partage pas. […] Je pense que le problème avec ce film, c’est qu’on traîne beaucoup l’histoire. Moi, j’adore l’histoire, mais à un moment donné, il faut dire : "Bon, ce n’est plus le cas" », dit-il, en faisant référence à la situation du Québec dépeinte dans le documentaire de John Walker.

Regardez la bande-annonce du documentaire (en anglais) :

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