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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 7 juin 2017

Drogue : « Consommer en 2017 au Canada, c’est vraiment la roulette russe »

Publié le

Marie-Ève Morin au micro de Catherine Perrin
Marie-Ève Morin   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Dre Marie-Ève Morin enjoint aux médecins de prescrire de plus petites doses d'opiacés et aux festivals musicaux de se doter d'équipes médicales en cas de surdoses, et s'inquiète de l'imminente légalisation du cannabis. La médecin de famille spécialisée en dépendances et en santé mentale considère que la crise des opioïdes a atteint des proportions dramatiques. L'ancienne musicienne explique à Catherine Perrin comment la perte de proches ayant sombré dans la dépendance l'a incitée à choisir la médecine.

« C’est difficile d’expliquer ce qui se passe en ce moment, souligne Marie-Ève Morin. À Victoria, une pharmacie a analysé des échantillons : 50 % des comprimés de MDMA et 50 % de la cocaïne contenaient du fentanyl. […] Ici, on commence à en voir mélangé avec d’autres drogues [auxquelles] on ne s’attendait pas. Le fentanyl est un opiacé extrêmement puissant; 40 fois plus puissant que l’héroïne. Ça crée une dépendance physique assez rapidement. On n’est pas physiquement dépendant à la cocaïne, au MDMA, à l’ecstasy, au speed, mais si on ajoute un petit peu d’opiacé, on peut peut-être créer une dépendance physique et là, les gens ne peuvent plus s’en passer. »

La drogue, un pari
« On ne sait plus ce qu’on achète, ce qu’on consomme et à quoi s’attendre comme effets, déclare la spécialiste. C’est dramatique, je trouve! »

Cet été, elle fera partie d’une équipe volante pour répondre aux urgences dans les festivals musicaux, où beaucoup de drogue circule et la présence de fentanyl pourrait faire des ravages. « On est sur le pied d’alerte », dit-elle.

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