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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 13 avril 2017

Évolution du français : les règles sont trop strictes, selon une linguiste

Publié le

Anne-Marie Beaudoin-Bégin au micro de Catherine Perrin
Anne-Marie Beaudoin-Bégin   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Les Québécois devraient cesser de craindre et proscrire les emprunts à l'anglais, les néologismes et la syntaxe dictés par la langue orale. C'est l'avis de la linguiste Anne-Marie Beaudoin-Bégin, qui plaide pour une libre évolution de la langue dans le livre La langue affranchie : se raccommoder avec l'évolution linguistique. Elle explique à Catherine Perrin que les francophones font évoluer leur langue pour la rendre plus efficace et que de freiner cet élan nuit à la promotion du français.

« La langue, ce n’est pas quelque chose de formel, ce n’est pas quelque chose qu’on peut mettre dans une boîte. C’est quelque chose qui n’a pas de limite, parce que c’est un produit humain. On ne peut pas cerner la langue », déclare Anne-Marie Beaudoin-Bégin.

La disparition du « ne » dans les négations à l’oral (« J’aime pas » au lieu de « Je n’aime pas ») est un bon exemple d’une évolution positive, selon elle. « Ce n’est pas utile, sur le plan de la communication, d’avoir deux mots pour exprimer la négation. L’information de la négation est transmise avec un seul mot. Le "ne" de négation est comme une cravate : on l’utilise pour rendre ça beau, dans les registres de langue plus soignés. »

Sévérité décourageante
La linguiste affirme que trop de sévérité dans l’application des règles décourage les jeunes de persévérer dans l’apprentissage du français. « On demande aux jeunes d’être fiers du français au Québec, mais, du même souffle, on les critique et on leur dit que ce n’est pas la bonne langue qu’ils parlent. C’est toujours : "Ah, les jeunes ne savent pas bien écrire. Les jeunes ne s’expriment pas bien." »

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