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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 11 juillet 2017

Les voitures autonomes, encore loin de l'acceptabilité sociale

Publié le

Une voiture autonome est testée dans les rues de la ville de Pittsburgh, aux États-Unis.
Une voiture autonome est testée dans les rues de la ville de Pittsburgh, aux États-Unis.   Photo : La Presse canadienne / Jared Wickerham

Même si les pays du G7 se sont récemment entendus pour supprimer les obstacles légaux freinant le développement des véhicules sans conducteur, ces derniers sont encore loin de passer le test de l'acceptabilité sociale. Au Canada, 63 % des citoyens n'oseraient pas être passagers d'une voiture qui se conduit seule. Stéphan Bureau discute du dossier avec Nicolas Saunier et Michel Lejeune, deux professeurs à Polytechnique Montréal.

Selon Michel Lejeune, coordonnateur des cours de sociologie de la technologie à Polytechnique Montréal, les inquiétudes des citoyens relativement aux dangers associés aux voitures autonomes sont légitimes.

« Il y a une expertise humaine qu’on n’est pas encore capable de traduire en langage rationnel, qu’on ne peut pas programmer. […] Le cœur de la problématique technique, c’est que l’ingénieur essaie de s’approprier cette faculté humaine là et de l’introduire dans une machine autonome. Il y a une limite au niveau du jugement. Il y a des affaires qui ne se programment pas. Les technologies progressent et arrivent à gruger des facultés et des aspects humains, mais il y a des limites », insiste-t-il.

Contrairement à l’idée répandue selon laquelle nous vivons dans un monde où les citoyens sont sous l’emprise de la technologie, Michel Lejeune est plutôt d’avis que le rapport de force favorise plutôt les citoyens dans le dossier controversé des voitures autonomes.

« On dit souvent que la technologie domine le monde. […] C’est plutôt l’inverse qui est en train de se passer avec les voitures autonomes et beaucoup d’autres technologies, c’est-à-dire que c’est beaucoup plus la société qui est en train de dicter aux concepteurs comment on aimerait, on souhaiterait utiliser la technologie », fait-il remarquer.

Les véhicules autonomes, « une très bonne chose »
De son côté, Nicolas Saunier, professeur spécialisé en transport intelligent à Polytechnique Montréal, ne voit que des avantages à l’implantation à large échelle des voitures autonomes, même s’il concède que la technologie actuelle doit être raffinée.

Il n’y a pas à avoir peur. [...] On ne résoudra pas les problèmes d’accidents de la route tant qu’on laissera les gens conduire, c’est aussi simple que ça. Il faut arriver à réaliser que la technologie telle qu’elle est maintenant et telle qu’elle continuera à se développer est plus sécuritaire que l’être humain.

Nicolas Saunier, professeur à Polytechnique Montréal

Nicolas Saunier estime que le point de bascule, c’est-à-dire le moment où les voitures autonomes commenceront à prendre le pas sur les voitures conduites par des êtres humains, se produira dans une dizaine d’années.

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