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Charles Lévesque
Audio fil du jeudi 7 décembre 2017

Manque de places dans les refuges : la durée des séjours s’allonge

Publié le

Une jeune femme est assise sur le sol.
Depuis janvier, la Maison Hiatus, qui accueille les victimes d'abus à Windsor, a dû refuser 118 femmes et 105 enfants.   Photo : iStock

La durée des séjours en maison d'hébergement pour victimes de violence s'allonge de plus en plus dans la province. Conçus pour accueillir les femmes pour une période d'environ trois mois, les refuges hébergent souvent des victimes pendant un an.

À Windsor, des centaines de femmes et d'enfants se sont vus refuser l'accès au refuge pour femmes Maison Hiatus en raison d'un manque de places. L’une des causes de cet engorgement est la durée des séjours au sein de l’établissement.

« Les coupures en service social contre la violence, la pauvreté et l'inégalité sociale viennent affecter les femmes qui se tournent vers des services comme les maisons d'hébergement », explique Natalie Normand, directrice générale du Réseau-femmes du Sud-Ouest.

Selon elle, l’accès à de l’hébergement de longue durée demeure restreint en Ontario. À la suite d’un passage dans un refuge, les femmes devraient ensuite s’établir dans un deuxième établissement de transition, pour ainsi, avoir la chance de se reconstruire une vie et de briser le cycle de la violence.

Le manque de financement gouvernemental est à l’origine de cette crise, explique Mme Normand. L’autonomie économique reste une étape cruciale pour que les femmes dans le besoin regagnent leur indépendance et sortent de cette situation de violence.

La violence peut arriver à n’importe qui, à n’importe quel moment, quel que soit le niveau de situation financière.

Natalie Normand

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