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Stéphane Garneau
Audio fil du mardi 18 octobre 2016

Marc Séguin, la simplicité d’un homme complexe

Publié le

Marc Séguin au micro de Marie-France Bazzo
Marc Séguin au micro de Marie-France Bazzo   Photo : Radio-Canada / Amarilys Proulx

Artiste aux multiples facettes, Marc Séguin préfère le calme de son atelier aux événements mondains du milieu des arts. Au micro de Marie-France Bazzo, le peintre originaire d'Ottawa utilise le mot « sauvage » pour se décrire. « J'étouffe ailleurs que dans la solitude et c'est là que je suis bien », lance-t-il.

À 46 ans, Marc Séguin est une figure proéminente de l’art contemporain. Malgré son succès, il préfère rester dans l’ombre de son travail. Ses présences dans les médias sont ce qu’il appelle de la « maintenance ». « Éventuellement, je ne voudrai plus faire ça, dit-il. J’entretiens le fantasme qu’un jour, je n’existerai plus dans la sphère publique. »

Un artiste pluridisciplinaire
Après son passage à l’Université Concordia, Marc Séguin fait une rencontre déterminante qui change le cours de sa carrière. « La première fois que j’ai rencontré [Jean-Paul] Riopelle, je me souviens avoir eu une révélation , j’ai compris que tu pouvais faire une carrière et exister vraiment comme personne », se rappelle-t-il.

Déjà peintre et romancier, il se lance dans le cinéma en 2016 avec le film Stealing Alice. Un moyen pour lui de poursuivre sa quête de soi-même. « C’est un film romantique, je suis profondément amoureux des sentiments humains, explique-t-il. Ces personnages-là me font explorer la vie. »

Père de quatre enfants
Son travail l’amène à voyager partout dans le monde et, de son propre aveu, il peut être un père très absent. « Si un jour mes enfants me disent qu’ils ne veulent plus que je parte, je ne pars plus, c’est fini, dit-il. Je vais y arriver parce que j’ai fait des constats lucides, il me manque de grands bouts [de la vie de ses enfants]. »

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