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Stéphane Garneau
Audio fil du mercredi 13 septembre 2017

Philippe de Gaspé Beaubien, un bâtisseur à l'héritage colossal

Publié le

Philippe de Gaspé Beaubien sourit lors d'une entrevue avec Gérald Fillion.
L'homme d'affaires Philippe de Gaspé Beaubien   Photo : Radio-Canada / Christian Côté

« Je n'ai jamais travaillé pour faire de l'argent. J'ai travaillé pour essayer de construire quelque chose, laisser un legs. [...] C'était pour construire quelque chose de valable, qui avait du bon sens », raconte l'homme d'affaires québécois Philippe de Gaspé Beaubien au micro de Gérald Fillion. À 90 ans, le maître d'œuvre d'Expo 67 et fondateur de Télémédia, qui est devenu un véritable empire médiatique à partir des années 1970, jette un regard très lucide sur sa longue et prolifique carrière.

« Je cherche à faire du mieux que je peux pour aider les gens autour de moi à comprendre les leçons que j’ai apprises », dit humblement le nonagénaire à propos des grands enseignements de la vie.

Depuis toujours, Philippe de Gaspé Beaubien est animé par le goût du dépassement ainsi que la volonté d’entreprendre des projets, de ses études à Harvard, dans les années 1950, jusqu’à la fondation de Télémédia.

Aujourd’hui, il déplore le traitement qu’on réserve encore parfois aux Québécois qui ont de l’ambition ou qui ont soif de réussite.

« Je regrette que les gens soient obligés de dénigrer les gens autour d’eux qui semblent vouloir faire quelque chose. On est toujours un peu comme ça comme Canadiens français : on a toujours eu notre complexe et les gens qui réussissent autour de nous, on essaie de les ramener à notre niveau, même plus bas. [...] C’est dommage », regrette-t-il.

Philippe de Gaspé Beaubien trouve aussi désolant que certains Québécois, au potentiel pourtant incroyable, ne réussissent pas à accomplir leur rêve.

« Je trouve que la majeure partie des gens ont un potentiel qu’ils ne développent pas, qu’ils pourraient développer s’ils avaient juste un peu de confiance en eux. On vit dans un milieu qui, à cause de l’histoire, fait en sorte qu’on a manqué de confiance en nous-mêmes », analyse l'homme d'affaires.

Je veux valoriser les autres, me réjouir de leur succès. On a un problème avec la richesse au Québec. On a toujours eu ça.

Philippe de Gaspé Beaubien

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