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Stéphane Garneau
Audio fil du mercredi 19 avril 2017

Roméo Dallaire, soldat pour la vie

Publié le

Le général à la retraite Roméo Dallaire dans nos studios
Le général à la retraite Roméo Dallaire dans nos studios   Photo : Radio-Canada / Pascal Michaud

« Je ne crois pas au concept de la retraite. J'ajuste mon horaire pour d'autres choses. » Roméo Dallaire est un ancien lieutenant-général et sénateur à la retraite. Il écrit aujourd'hui des livres et donne des conférences sur le syndrome de stress post-traumatique. Dans cette conversation avec Marie-France Bazzo, le spécialiste de l'humanitaire et des droits de la personne parle des effets des guerres sur sa vie et sur les générations de militaires qui l'ont précédé.

Soldats de père en fils
Roméo Dallaire vient d'une famille de plusieurs générations de militaires. Il a toujours baigné dans cet univers. Petit, il aidait son père à cirer ses chaussures, à préparer ses uniformes. « J’avais des soldats de plomb par centaines. On avait un chalet près de Saint-Donat, où on faisait des guerres et des combats tous les jours. »

Le collège militaire a été plus facile pour moi que pour d’autres, parce que c’était plus sévère chez moi qu’au collège. Mais le volet négatif de tout ça, c’est que mon père a été horriblement affecté par la guerre. L’impact [de la guerre] a été énorme sur la rage qu’il avait, la boisson, toutes ces choses-là.

Roméo Dallaire

Trois mots pour le définir

Soldat : « C’est plus qu’une profession, c’est une vocation. On ne peut pas se donner à une profession où l'on se met en péril. Ça va bien au-delà de l’uniforme. »

Humanitaire : « L’humanité est une réalité maintenant. Historiquement, on parlait d’empires, mais ce n’était que des secteurs. Aujourd’hui, on fait face au globe, à la planète, à l’humanité. Nos agissements dans un coin du globe vont affecter d’autres êtres humains. »

« Ceux que j’appelle la génération sans frontières, ceux qui ont moins de 25 ans, ont énormément de pouvoir politique, même s’ils ne l’utilisent pas. Ceux qui ont 11, 12, 13 ans maîtrisent les outils de communication sociale. Quand ils arriveront à la vingtaine, ils auront maîtrisé [les outils] au point de pouvoir significativement rejoindre ceux de la même pensée, de se consolider, de créer des mouvements et d’être des activistes comme on n'en a jamais vus auparavant. Cette génération sera plus en mesure de comprendre l’ensemble de l’humanité. »

Écrivain : « Quand j’ai commencé mon premier livre, La main du diable, je n’aimais pas écrire. Le contenu était difficile, mais de pouvoir l’expliquer par écrit, j'y ai découvert un réel plaisir. »

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