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Stéphane Garneau
Audio fil du lundi 17 avril 2017

La passion du vin de Michel Phaneuf

Publié le

Michel Phaneuf (à gauche) a été nommé membre de l'Ordre du Canada par le Gouverneur général du Canada, David Johnston, en 2015.
Michel Phaneuf (à gauche) a été nommé membre de l'Ordre du Canada par le Gouverneur général du Canada, David Johnston, en 2015.   Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Michel Phaneuf est un pionnier de l'œnologie au Québec. Premier Québécois à lancer un guide du vin, il a été pendant des décennies la plus grande sommité dans le domaine au pays, participant au nouvel engouement de la société pour le vin. Bien qu'en progression lente, la maladie de Parkinson qui l'accable depuis près de 10 ans a affecté ses sens de l'odorat et du goût, précipitant la fin de ses belles années de critique de vin.

Michel Phaneuf a couvert pendant près de 30 ans, de 1980 à 2010, ce qu’il considère être les années les plus effervescentes de toute l’histoire du vin.

« Jamais dans le passé, au fil des siècles, il n’y eut autant de bouleversements, de nouvelles frontières conquises, de nouvelles technologies développées, de médiatisation aussi », explique-t-il à Stéphan Bureau. « C’était un monde qui était en pleine ébullition. »

Sa passion l’a mené à lire et à se documenter sur la question, puis à voyager.

« J’ai senti de façon un peu intuitive qu’il y avait matière à développement dans ce milieu-là. […] Je voulais faire de la communication et j’aimais le vin. Finalement, j’ai communiqué le vin. C’est aussi simple que ça. »

Selon lui, il a eu la chance d’arriver par hasard à ce moment où la viniculture était en bouleversement.

« La population était de plus en plus intéressée et curieuse de découvrir ce monde-là. Moi, dans le fond, je suis tombé en amour avec le vin parce que je trouvais que le goût était bon. Je trouvais que c’était un produit qui était fascinant, qui évoquait beaucoup de choses et au fond j’aimais tellement ça que je me disais qu’il faudrait qu’au Québec les gens aiment plus ça. J’ai aimé le vin, je voulais que les gens en fassent autant, finalement. »

Celui qui a étudié en communication a découvert le vin très jeune, auprès de son père qui faisait son propre vin chez lui, dans son garage.

« J’ai commencé à boire du vin à 11 ans, se souvient-il. Le pire, ce n’était pas tellement d’en boire, c’était que mon père faisait son vin dans le garage, dans une maison de plain-pied à Laval, et que ma chambre était au-dessus du garage. Ce qui fait que les fermentations de gaz carbonique montaient directement [dans ma chambre]. »

« Je ne sais pas si mes résultats scolaires correspondaient à la période des vendanges », ajoute-t-il en riant.

Michel Phaneuf croit que la présence du vin dans sa maison alors qu’il était jeune y est pour quelque chose dans sa passion. Il voyait ses parents qui recevaient des amis et passaient un bon moment le samedi soir à boire du vin et à converser. Le vin est un « lubrifiant social », d’après celui qui dit n’avoir connu l’ivresse que très rarement. C’était aussi pratique, plus jeune, de connaître le vin pour draguer les filles.

Aujourd’hui, Michel Phaneuf a légué à une protégée la plupart de ses anciennes activités professionnelles liées au vin. Il se consacre, entre autres, à aider la recherche pour la lutte contre le Parkinson grâce au Fonds Ginette Prémont et Michel Phaneuf pour la recherche en Parkinson.

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