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Patrick Masbourian
Audio fil du mercredi 13 décembre 2017

Charité : les Québécois donnent moins que le reste des Canadiens

Publié le

Un repas de l'Action de grâce servi par l'organisme de charité Union Gospel Mission à Vancouver
Un repas de l'Action de grâce servi par l'organisme Union Gospel Mission à Vancouver   Photo : Union Gospel Mission/Twitter

Donner à une fondation ou à un organisme de bienfaisance, c'est en quelque sorte un acte de foi. On lui confie notre argent en souhaitant que ceux qui vont l'administrer en fassent bon usage et maximisent la portée du don. Sylvain Lefèvre, directeur scientifique du Laboratoire montréalais de recherche sur la philanthropie canadienne (PhiLab), nous aide à y voir plus clair.

Au Canada, les particuliers donnent 12,8 milliards de dollars par année à des organismes de charité. Au Québec, c’est près de 1 milliard de dollars qui sont offerts à de tels organismes chaque année.

Ainsi, au Canada, une personne donne environ 500 $ par année. Dans la seule province unilingue francophone, c’est la moitié de ce montant, soit 250 $ par année par personne, qui est offert à des organismes de charité en moyenne.

La différence s’explique en partie par l’importance des organismes religieux à l’extérieur du Québec. Ceux-ci reçoivent la plus grosse part de ces dons, soit 5 milliards $ par année. Comme la pratique de la religion est moins répandue au Québec, ce type de don arrive en troisième place dans la province, derrière les dons à des organismes voués à la santé et aux services sociaux.

Il s’agit de choix collectifs différents au Québec, selon Sylvain Lefèvre, une province qui mise plus sur les filets sociaux, avec des taux d’imposition plus élevés. Les gens croient en plus grande proportion au Québec que la plupart des fonctions sociales doivent être assumées par l’État.

La société québécoise serait aussi moins inégalitaire que dans le reste du Canada.

Se fier uniquement aux dons pour résoudre des enjeux sociaux poserait aussi problème. Si l’on se fie seulement à son cœur, certaines causes importantes moins accrocheuses tomberaient dans l’oubli, comme la défense des droits ou encore l’environnement, qui sont au bas de la liste des enjeux pour lesquels les gens donnent.

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