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Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 22 mai 2017

La pauvreté mène à la pauvreté, et la neurologie peut l'expliquer

Publié le

La chroniqueuse Véronick Raymond
La chroniqueuse Véronick Raymond   Photo : Radio-Canada / Amarilys Proulx

Les pauvres sont-ils responsables de leur pauvreté à cause de leurs mauvais choix de vie? À cette question controversée, la droite la plus radicale répondrait par l'affirmative. Notre chroniqueuse Véronick Raymond, elle, croit le contraire et affine sa pensée à la lueur de certaines études récentes en neurologie qui montrent que la pauvreté crée d'emblée des conditions difficiles pour le développement du cerveau.

Non seulement les pauvres ne seraient pas responsables de leur condition, mais leur pauvreté constitue dès la naissance un facteur aggravant qui affecte durement les capacités de leur cerveau.

Véronick Raymond, citant des études neurologiques récentes

« Les différences structurelles entre les cerveaux des jeunes issus de familles à faibles revenus et ceux des enfants mieux nantis seraient à l’origine de 15 % à 44 % des écarts dans la réussite scolaire, détaille notre collaboratrice. Cela s’explique notamment par le fait que les parents les plus stressés par leur situation financière accordent moins de soutien scolaire à leurs enfants et leur transmettent involontairement le poids de leur condition financière. Leurs cerveaux en sont affectés et cela se traduit par des différences d’apprentissage à tous les niveaux : langage, perception spatiale, mémoire et capacité de se contrôler. Ils finissent même par avoir un hippocampe plus petit que les autres et un cerveau qui vieillit prématurément. »

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