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Patrick Masbourian
Audio fil du samedi 12 mars 2016

Trucs pratiques pour atténuer les douleurs chroniques

Publié le

La douleur chronique agit sur le sommeil et l'appétit.
La douleur chronique agit sur le sommeil et l'appétit.   Photo : iStock

La fibromyalgie, un syndrome associé à des douleurs chroniques, toucherait de 2 à 8 % de la population. S'il n'est pas traité, ce syndrome peut être limitant et toucher les autres sphères de la vie de la personne qui en souffre. Notre physiothérapeute en résidence, Denis Fortier, a identifié six pistes de solution concrètes pour en atténuer les symptômes.

Les douleurs chroniques associées à la fibromyalgie ne sont pas causées par une inflammation ou une blessure, ce qui en rend le traitement plus complexe. De plus, elles s'accompagnent d'un ou de plusieurs symptômes négatifs : sommeil non réparateur, fatigue, anxiété, troubles cognitifs, comme des difficultés de concentration et des pertes de mémoire, diminution de la mobilité, de la force, de l'endurance ou de l’équilibre, etc. La fibromyalgie entraîne donc une diminution des capacités fonctionnelles et de la qualité de vie au quotidien. 

Des avancées scientifiques
« On ne penserait jamais à mener une étude sur l'ensemble des cancers pour comprendre un cas. C'est la même chose pour la fibromyalgie », explique Denis Fortier. En effet, la science perçoit désormais ce syndrome comme une vaste catégorie, qui comprend plusieurs sous-catégories auxquelles les traitements doivent être adaptés.  Par exemple, si les symptômes d'un patient concernent davantage les aspects physiques (douleurs, difficultés à exécuter certains mouvements) ou psychologiques (anxiété, dépression), le plan de traitement ne ciblera pas du tout les mêmes éléments.

Parmi les autres avancées de la science, on a aussi découvert que la fibromyalgie serait associée à des modifications dans la structure et dans le fonctionnement de certaines parties du système nerveux impliquées dans les phénomènes d’inhibition et d’excitation de la douleur. « La recherche évolue encore de ce côté », précise Denis Fortier. 

Six pistes de solution si vous êtes atteint de fibromyalgie 

  1. Participez au plan de traitement et à sa mise en oeuvre. Votre implication dans le traitement est un facteur prédictif d’un meilleur pronostic.
  2. Déterminez un objectif de traitement qui ne tient pas uniquement compte de la douleur, puis mesurez vos progrès de semaine en semaine. Par exemple, cet objectif peut concerner votre endurance à la marche, la qualité de votre sommeil ou votre capacité à effectuer certaines tâches au travail ou à la maison.
  3. Consultez un professionnel de la santé. L’acupuncture a notamment été démontrée comme étant efficace dans le soulagement des personnes atteintes de fibromyalgie dans une étude publiée en février dans la revue Acupuncture in Medicine.
  4. Tenez compte de votre niveau d’anxiété. Celui-ci peut causer des effets négatifs sur votre perception de la douleur. Pour vous aider à le diminuer, consultez un psychologue, méditez ou effectuez des exercices de respiration.
  5. Faites de l’activité physique. « Ça peut avoir l'air cliché, mais c'est efficace », insiste Denis Fortier. L'activité physique aurait des effets bénéfiques quant à l’intensité de la douleur et à l’utilisation d’analgésiques. Elle augmenterait aussi la qualité de vie et les capacités fonctionnelles en stimulant notamment des régions du cerveau qui sont responsables de l’inhibition de la douleur, selon une étude publiée il y a quelques jours dans la revue Brain Sciences. Par exemple, il peut être efficace que vous marchiez ou nagiez à raison de 50 minutes, trois fois par semaine, pendant 12 semaines. Le Pilates serait aussi une option intéressante.
  6. Adaptez le niveau de difficulté de l’activité physique. Commencez à un niveau plutôt faible, c’est-à-dire qui doit se situer sous le seuil de vos capacités. Augmentez graduellement l’intensité, la durée ou la fréquence de l'activité au cours des semaines subséquentes. Souvenez-vous que l’intensité de l’effort ne doit pas vous empêcher de parler pendant l’activité et que la durée minimale devait être d’au moins quatre semaines.

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