Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 15 janvier 2018

Les vêtements pare-balles de plus en plus populaires aux États-Unis

Publié le

Des vêtements pare-balles conçus par l'homme d'affaires colombien Miguel Caballero.
Des vêtements pare-balles conçus par l'homme d'affaires colombien Miguel Caballero.   Photo : Getty Images / Ronaldo Schemidt

Le fait qu'environ 310 millions d'armes à feu soient en circulation aux États-Unis a des répercussions sur la mode dans ce pays, explique Madeleine Goubau, journaliste spécialisée en la matière. De plus en plus, des designers conçoivent des vêtements pare-balles comme des t-shirts, camisoles, vestes et manteaux pour les Américains qui craignent pour leur sécurité.

Ce ne sont plus seulement les policiers ou les forces de l’ordre qui se dotent de gilets pare-balles, fait remarquer Madeleine Goubau. Des vêtements tout à fait normaux, au goût du jour pour M. et Mme tout-le-monde, sont maintenant conçus pour résister à différents types de projectiles.

Parmi les designers qui ont exploité ce créneau figure le Colombien Miguel Caballero. Au plus fort de la guerre contre les narcotrafiquants en Colombie dans les années 1990, il a fait de bonnes affaires dans la vente de vêtements pare-balles.

Maintenant que la Colombie est un pays moins violent, l’homme d’affaires s’est notamment tourné vers le Mexique, certains pays d’Amérique centrale et bien entendu les États-Unis, où, flairant le marché potentiel, il a ouvert il y a quelques mois un centre de distribution à Miami, en Floride.

L'homme d'affaires colombien Miguel Caballero montre un sac à dos pare-balles pour enfant à son usine de Bogota, en Colombie.
L'homme d'affaires colombien Miguel Caballero montre un sac à dos pare-balles pour enfant à son usine de Bogota, en Colombie. Photo : Getty Images/Guillermo Legaria

Le prix des vêtements pare-balles est cependant loin d’être donné. Un chandail peut se détailler 3000 $ alors qu’il peut en coûter plus du double pour un veston.

Il existe néanmoins des gens assez fortunés pour se procurer de tels vêtements, comme des hommes d’affaires et diplomates qui voyagent dans des zones à risque.

Certains citoyens qui craignent les attentats et les fusillades sont également susceptibles de se procurer des vêtements pare-balles. Ils ne les portent pas au quotidien, mais lorsqu’ils se retrouvent dans une foule, explique Madeleine Goubau.

Chargement en cours