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Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 13 novembre 2017

Les égoportraits, une pratique qui nuit aux animaux sauvages

Publié le

Un homme prend un égoportrait avec un éléphant en Thaïlande.
Un homme prend un égoportrait avec un éléphant en Thaïlande.   Photo : Getty Images / Lillian Suwanrumpha

Les égoportraits de touristes avec des animaux sauvages font généralement fureur sur les réseaux sociaux, mais cette pratique peut nuire considérablement aux bêtes, souligne la chroniqueuse voyage Marie-Julie Gagnon. Selon l'organisation non gouvernementale World Animal Protection (WAP), il y aurait, depuis 2014, une hausse de l'ordre de 292 % des égoportraits avec des animaux sauvages publiés sur le réseau social Instagram. Au total, 40 % des photos montrent un touriste qui interagit de manière inappropriée avec un animal.

L’organisation non gouvernementale montre notamment du doigt l’industrie du voyage. Elle déplore le fait que de nombreuses agences emmènent des touristes se faire photographier avec des animaux sauvages.

La WAP a aussi découvert que des animaux sauvages avaient été maltraités au Brésil et au Pérou. Les bêtes ont été gardées dans des boîtes ou des réfrigérateurs et elles ont subi de mauvais traitements afin qu’elles soient dociles lorsque les touristes se font prendre en photo avec elles.

Un touriste prend un égoportrait avec des singes en Thaïlande.
Un touriste prend un égoportrait avec des singes en Thaïlande. Photo : iStock/David Bokuchava

Selon la WAP, des bébés paresseux, éléphants, tigres et caïmans sont arrachés à leur mère. Pour un animal comme le paresseux, le fait de se retrouver sous l’objectif d’une horde de touristes, sans possibilité de s’évader, représente une source de stress incroyable, car l’animal passe normalement ses journées accroché calmement à son arbre.

Encadrer les égoportraits
La WTA invite les internautes à adopter la bonne conduite pour prendre un égoportrait avec un animal sauvage sans que cela nuise à son bien-être.

Le « bon » égoportrait consiste à prendre la photo de loin, au moment où l’animal évolue dans son habitat naturel et n’entre pas en contact avec le touriste. Le « mauvais » égoportrait survient lorsque le touriste est autorisé à toucher, tenir l’animal ou l’attirer avec de la nourriture.

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