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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 10 octobre 2017

La longue attente dans les urgences expliquée

Publié le

Une équipe des urgences transporte un patient sur une civière.
Une équipe des urgences transporte un patient sur une civière.   Photo : iStock

« Ce qui détermine votre temps d'attente, c'est votre maladie, le temps dans la journée et le type d'urgences où vous allez consulter. » Le Dr Simon-Pierre Landry parle du fonctionnement du triage dans les urgences et explique pourquoi elles sont constamment débordées.

L’omnipraticien dévoile que l’outil principal de gestion des urgences est l’Échelle canadienne de triage et de gravité, qui va de P1, où la personne doit être réanimée, à P5, un cas non urgent, comme un renouvellement de prescription. « Quand vous êtes P1, vous n’attendez pas du tout. Quand vous êtes P5, vous allez attendre plus longtemps. » Il précise cependant que si l’infirmière détermine que « vous êtes P4 ou P5, ça ne veut pas nécessairement dire que vous ne devez pas être à l’urgence. Ça veut dire que votre cas peut attendre plus longtemps. »

Parfois, on dirait que tout le monde passe avant vous. C’est parce qu’il y a des cas plus urgents que vous.

Simon-Pierre Landry, omnipraticien

Le Dr Landry donne des trucs pour évaluer le temps d’attente dans une urgence. Par exemple, « l’hiver, c’est plus achalandé que l’été et l’automne. Le lundi est la journée la plus occupée, et les après-midis sont plus occupés que les matins. L’heure de pointe, c’est vers 14 h ou 15 h. » De plus, l’endroit où vous allez consulter a une influence sur l’attente. « Un problème qui est moins urgent va être vu, de façon générale, plus rapidement dans une petite urgence par rapport à un gros centre, parce qu’elle reçoit moins de patients lourds. »

Un problème systémique
Selon l’omnipraticien, les problèmes de temps d’attente sont loin d’être réglés au pays – on dénombre 16 millions de visites par année dans les urgences canadiennes – parce que le « système de santé est un système de vases communiquant, où l’urgence est le vase qui reçoit le trop-plein de tous les autres vases ».

Précisant que le Canada fait moins bonne figure que la majorité des pays du G7 en matière de gestion des urgences, le Dr Landry juge que « fondamentalement, les urgences sont pleines parce qu’il y a un déséquilibre entre l’offre et la demande, et ce, en amont et en aval ». Cette situation est vouée à se perpétuer en raison du vieillissement de la population, puisque l’hospitalisation sur civière de personnes âgées requiert énormément de ressources humaines et technologiques, conclut-il.

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