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Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 18 septembre 2017

Revenu des ménages : un peu de nuance avant de crier au loup

Publié le

De l'argent canadien
De l'argent canadien   Photo : Radio-Canada

Les données issues du recensement de 2016 publiées la semaine dernière par Statistique Canada à propos du revenu des ménages canadiens, qui mettent le Québec et le Nouveau-Brunswick en queue de peloton, doivent être mises en perspective, plaide l'économiste indépendant Ianik Marcil. Selon lui, certains médias et partis politiques ont « tourné les coins ronds » avec ces données, jugées « décevantes », sans les mettre en contexte.

Ces données, qui ont causé beaucoup d’émoi au Québec et au Nouveau-Brunswick, nécessitent plus de nuance et de profondeur, insiste Ianik Marcil. La comparaison des revenus des familles entre les provinces canadiennes reflète une réalité largement plus complexe.

Selon Statistique Canada, le revenu médian était de 59 822 $ au Québec en 2015, tandis qu’il était de 59 347 $ au Nouveau-Brunswick. En Alberta, ce chiffre s’établissait à 93 835 $.

« Le chiffre qu’on a sorti la semaine dernière, c’est le revenu brut, avant impôts, taxes et compagnie. Or, au Canada, l’impôt et les taxes de vente ne sont pas uniformes. Ça varie énormément d’une province à l’autre. Par exemple, en Alberta, il n’y a pas de taxes de vente. Les impôts sur le revenu sont beaucoup plus faibles que dans la moyenne canadienne », fait remarquer Ianik Marcil.

De plus, les régimes fiscaux sont très différents entre les provinces. À l'échelle nationale, il y a également une grande disparité en ce qui concerne les services publics offerts dans chacune des provinces.

Qui plus est, la taille des ménages n’est pas la même partout au Canada, note Ianik Marcil. Cela a bien évidemment une incidence sur le calcul du revenu médian. « Au Québec et en Ontario, il y a plus de ménages de moindre grandeur qu’ailleurs […], ce qui fausse complètement la lecture qu’on peut faire de ce revenu médian. »

Selon Ianik Marcil, tous ces paramètres doivent être pris en compte avant de sauter à la conclusion que le Québec et le Nouveau-Brunswick sont les cancres canadiens en matière de revenus.

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