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Patrick Masbourian
Audio fil du mercredi 13 septembre 2017

Procrastination : des trucs pour cesser de remettre tout à plus tard

Publié le

S'il peut être sain de procrastiner, cela peut aussi nous jouer de très vilains tours, surtout au travail.
S'il peut être sain de procrastiner, cela peut aussi nous jouer de très vilains tours, surtout au travail.   Photo : iStock

La procrastination, cet art de remettre à plus tard ce que l'on peut faire maintenant, toucherait environ 95 % de la population, souligne Marie-Claude Poirier, psychologue à l'Université de Sherbrooke. S'il peut être sain de procrastiner, comme lorsqu'on retarde une décision que l'on doit prendre pour avoir plus de recul, cette tendance peut néanmoins devenir malsaine et nuire à nos études, à notre travail ou à nos relations interpersonnelles.

Si ceux qui procrastinent se considèrent souvent comme des gens paresseux, il en est autrement, note Marie-Claude Poirier. « La première étape, c’est vraiment de comprendre c’est quoi la procrastination et de défaire les fausses croyances : ce n’est pas de la mauvaise volonté », explique-t-elle.

En fait, les gens qui procrastinent sont souvent très exigeants envers eux-mêmes et se fixent des attentes très élevées. « Ils sont perfectionnistes et, généralement, ce sont des gens qui ont un QI supérieur à la moyenne. Donc, ils sont capables de performer. »

Selon Marie-Claude Poirier, il est important de cerner, chez chaque personne, les causes de la procrastination et les stratégies afin de s’en sortir.

« Vous devez comprendre en premier pourquoi vous procrastinez cette tâche-là de façon précise et vous irez vers les bonnes stratégies. Il faut commencer à travailler plusieurs fois par jour, pendant plusieurs jours, avant de commencer à voir un résultat », dit la psychologue.

Les stratégies pour diminuer les comportements de procrastination sont multiples. En voici quelques-unes :
- Si une tâche vous apparaît désagréable, associez-là à du positif;
- Rappelez-vous qu’on a tendance à amplifier l’estimation du temps nécessaire pour accomplir une tâche déplaisante;
- Rendez plus agréable une tâche ennuyeuse;
- Pensez au soulagement ressenti lorsqu’une tâche est terminée;
- Prévoyez une récompense après une corvée;
- Entretenez un discours intérieur encourageant et évitez toute forme de blâme;
- Cernez vos attentes (ou celles d’autrui) et recadrez-les plus réalistement;
- Rappelez-vous que la peur et les effets de la procrastination sont généralement plus désagréables que ce qui est redouté;
- Déterminez vos propres critères de réussite;
- Acceptez la non-motivation sans vous blâmer.

Si votre niveau de procrastination est élevé et devient très difficile à gérer tout seul, mieux vaut aller chercher l’aide d’un professionnel, mentionne Marie-Claude Poirier.

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