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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 8 août 2017

La paralysie du sommeil, un trouble à la fois banal et terrifiant

Publié le

Selon le Dr Pierre Mayer, près d’une personne sur deux connaîtra au moins un épisode de paralysie du sommeil dans sa vie.
Selon le Dr Pierre Mayer, près d’une personne sur deux connaîtra au moins un épisode de paralysie du sommeil dans sa vie.   Photo : iStock

Se réveiller sans être capable de bouger ou de parler : voilà l'expérience angoissante que peuvent vivre ceux et celles qui sont aux prises avec le trouble de la paralysie du sommeil. Si la paralysie est un état normal dans lequel nous tombons tous chaque nuit inconsciemment, il arrive que des dormeurs reprennent brusquement connaissance avant que la paralysie soit terminée, explique Pierre Mayer, directeur du laboratoire du sommeil du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM).

Les personnes qui souffrent de la paralysie du sommeil se retrouvent donc prisonnières de leur corps pendant quelques secondes, voire quelques minutes. À la sensation d'immobilisation s’ajoutent des hallucinations auditives ou visuelles, ainsi que des impressions d'oppression, de suffocation, de présence maléfique ou encore de mort imminente, souligne Pierre Mayer.

Quand on s'endort, on active la switch du sommeil, ensuite celle de la paralysie, puis celle du rêve. Normalement, quand on se réveille, c’est la séquence inverse : on cesse de rêver, on cesse d’être paralysé et ensuite on se réveille. Si cette séquence-là ne se produit pas comme prévu, on va effectivement ressentir la paralysie du sommeil alors qu’on est réveillé.

Pierre Mayer, directeur du laboratoire du sommeil du CHUM

Les gens qui souffrent d’anxiété et ceux qui manquent de sommeil sont plus à risque de souffrir de la paralysie du sommeil, un trouble qui toucherait de 3 % à 4 % de la population.

Selon le Dr Pierre Mayer, près d’une personne sur deux connaîtra au moins un épisode de paralysie du sommeil dans sa vie.

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