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Patrick Masbourian
Audio fil du jeudi 3 août 2017

Les opioïdes, un mal nécessaire

Publié le

Des comprimés de fentanyl, un puissant analgésique
Des comprimés de fentanyl, un puissant analgésique   Photo : Radio-Canada

« Le Canada est le champion des surdoses de fentanyl. Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2016, à Vancouver, 9 personnes sont mortes d'une surdose au fentanyl », dit le professeur de chimie Yannick Bergeron. Il est de passage au micro de Stéphane Garneau pour démystifier les opioïdes et leurs effets sur notre système nerveux.

Qu’est-ce qu’un opioïde?
« Ce sont des molécules complexes qui réussissent à inhiber certains transmetteurs de douleur dans le cerveau », précise Yannick Bergeron. Il existe plusieurs types d’opioïdes tels que la morphine, le fentanyl et les codéines. Ces derniers peuvent se présenter sous plusieurs formes : en comprimés, en capsules, en sirops, en liquides pour injections, en timbres cutanés, en vaporisateurs nasaux et même en suppositoires.

Les dangers qu’ils représentent
En 2016, au moins 2458 Canadiens sont morts d’une surdose attribuable aux opioïdes, des médicaments généralement utilisés pour soulager la douleur. « Les jeunes peuvent penser, à tort, que l’abus de médicaments sur ordonnance est moins dangereux que les drogues illicites puisqu’ils sont prescrits par un médecin. La prescription qui est parfaitement légale peut amener une dépendance », souligne Yannick Bergeron.

Le cercle vicieux
« L’utilisation des opioïdes pendant de longues périodes peut mener à une augmentation de la tolérance au médicament, une plus grande quantité est donc nécessaire pour obtenir le même effet de soulagement de la douleur. Et c’est là le problème. L’augmentation de la dose amène l’augmentation de la concentration, explique le professeur Stéphane Garneau. Le côté chimique de ces composés pharmaceutiques est assez surprenant. Il faut se méfier de la dépendance que cela peut entraîner. »

Faut-il les condamner?
« Les opioïdes, on le voit, sont bénéfiques pour de nombreux patients souffrants de douleurs chroniques autrement incontrôlables. Ils sont dangereux quand ils se retrouvent dans la rue, sous n’importe quelle forme et de n’importe quelle qualité », croit Yannick Bergeron.

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