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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 11 juillet 2017

Les effets néfastes de la relocalisation des sinistrés sur leur santé mentale

Publié le

La géographe de la santé à l'INRS Marie-Soleil Cloutier
La géographe de la santé à l'INRS Marie-Soleil Cloutier   Photo : Radio-Canada / Alexis Gacon

« Ceux qui ont un ancrage spatial fort vont être ceux qui vont le plus souffrir d'une relocalisation à la suite d'un sinistre », explique Marie-Soleil Cloutier, géographe de la santé à l'Institut national de la recherche scientifique (INRS).

La recherche sur les conséquences psychologiques d’un sinistre progresse
Après le tremblement de terre de Christchurch en Nouvelle-Zélande en 2011, les géographes ont relevé le profil des citoyens qui ont eu recours aux services de santé locaux à la suite du séisme. L’étude voulait saisir les variations entre les citoyens selon leur âge et leur origine ainsi que selon leur lieu de résidence dans la ville.

Les résultats ont montré que les femmes, les aînés et les personnes ayant manifesté de l’anxiété avant le tremblement de terre sont les plus susceptibles d'avoir vu un médecin à la suite du tremblement de terre. Les citoyens qui étaient de retour à Christchurch après plus d’un an d’absence ainsi que ceux dont le logement avait subi d'importants dommages matériels ont eux aussi été enclins à demander de l'aide. À l’inverse, peu de Maoris de la région de Christchurch se sont tournés vers les services de santé locaux

Au Québec, le précédent de la crise du verglas
La Colombie-Britannique est actuellement aux prises avec de nombreux feux de forêt, et des milliers d’habitants de la zone touchée ont été évacués. Des évacuations massives ont aussi eu lieu pendant la catastrophe de Fort McMurray, en Alberta, en 2016. En septembre dernier, le gouvernement du Canada annonçait l’octroi de subventions à six chercheurs au Québec, en Ontario et en Alberta pour se pencher sur les effets de ces feux de forêt sur la santé physique et mentale des pompiers qui les ont combattus. Plus de 3000 pompiers sur le terrain avaient alors été exposés à divers agents toxiques.

Au Québec, une initiative du même type avait été mise en place après la crise du verglas en 1998. Le Projet verglas, lancé par des chercheurs de l’Université McGill, étudiait les conséquences de la crise dans le sud du Québec sur les femmes enceintes lors de la catastrophe ainsi que sur leurs enfants à naître. Basée sur 200 familles, l’étude a démontré que le stress avait eu une incidence sur le développement des enfants pour presque tous les indicateurs mesurés : le poids à la naissance, les capacités motrices, l’asthme ou encore le langage.

En complément :
Liste des projets financés au sein de l’initiative suivant les feux de forêt de Fort McMurray, Gouvernement du Canada
Projet Verglas, Université McGill
Tragédie de Lac-Mégantic : résultat de la troisième enquête de santé de la population, Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Estrie - Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke

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