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Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 3 juillet 2017

Pour ne pas tomber malade, mieux vaut vivre avec un chien

Publié le

Les chiens, moins propres que les chats, portent plus de microorganismes en eux.
Les chiens, moins propres que les chats, portent plus de microorganismes en eux.   Photo : iStock

Depuis longtemps, on sait que la présence d'un animal à domicile peut améliorer la santé mentale des maîtres. Mais le vétérinaire Jean Gauvin explique que les animaux peuvent également avoir des effets bénéfiques sur le système immunitaire de ces personnes grâce aux microorganismes que les bêtes transportent.

Le microbiome nous veut du bien
En 2001, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) donnait cette définition officielle des probiotiques : « Microorganismes vivants qui, lorsqu’ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé, au-delà des effets nutritionnels traditionnels. » Des études ont en effet démontré que les probiotiques peuvent réguler les fonctions des cellules immunitaires pour soigner des allergies, des infections virales ou encore de l’eczéma.

Or, les animaux que l’on côtoie transportent des microorganismes qui peuvent agir de la même manière que les probiotiques. Selon Jean Gauvin, le riche éventail de germes d’intérieur qu’ils portent peut être salutaire, car il aide à prévenir toute une variété de maladies. A contrario, en insistant sur l’hygiène à tout prix, on tue selon lui des créatures microscopiques dont notre système immunitaire a besoin pour se développer correctement.

Un système immunitaire plus fort chez les ruraux
Une étude publiée l’année dernière dans The New England Journal of Medicine a révélé que les enfants amish de l’Indiana qui ont grandi près des animaux de la basse-cour ont des taux d’asthme beaucoup plus faibles que les enfants huttérites, qui, eux, ont grandi éloignés des animaux, dans les grandes fermes mécanisées du Dakota du Nord. Les huttérites et les amish ont pourtant des antécédents génétiques similaires, mais les amish vivent dans des fermes laitières familiales et utilisent des chevaux. Ils sont donc plus en contact avec les germes des animaux.

Le Dr Jack Gilbert, directeur du Microbiome Center, à l’Université de Chicago, en conclut qu’à part vivre à côté d’une basse-cour, la cohabitation avec les animaux de compagnie est la meilleure chose à faire pour stimuler un système immunitaire en croissance. Dans cette optique, le chien semble plus approprié pour stimuler son immunité que le chat, car la recherche a montré que les chiens augmentaient les niveaux de 56 classes différentes d’espèces bactériennes dans l’environnement intérieur, contre seulement 24 pour les chats.

Références :
« Are Pets the New Probiotic? », Richard Schiffman, The New York Times, 6 juin 2017
« Microbiome: Puppy power  », Sujata Gupta, Nature, 29 mars 2017
« Wild Life of our Homes », Rob Dunn Lab, Public Science Projects
« Children less likely to suffer asthma if they grow up around dogs », Steve Connor, The Independent, 2 novembre 2015
« The ecology of microscopic life in household dust  », Albert Barberán, Robert R. Dunn, Brian J. Reich, Krishna Pacifici, Eric B. Laber, Holly L. Menninger, James M. Morton, Jessica B. Henley, Jonathan W. Leff, Shelly L. Miller, Noah Fierer, The Royal Society Publishing, 26 août 2015

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