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Stéphane Garneau
Audio fil du jeudi 15 juin 2017

Décrypter les codes PLU pour connaître les secrets des fruits d'épicerie

Publié le

Les codes PLU sont présents sur les fruits et les légumes en vrac, et non sur ceux vendus sous vide.
Les codes PLU sont présents sur les fruits et les légumes en vrac, et non sur ceux vendus sous vide.   Photo : iStock

Sur les fruits et les légumes frais vendus en vrac, on trouve des autocollants sur lesquels sont inscrits des chiffres. Ceux-ci sont appelés des codes PLU, pour Price Look Up. Bernard Lavallée, nutritionniste, explique ce que ces chiffres cachent.

Des informations précieuses sur le code
Utilisés depuis 1990, les codes PLU ont été développés pour faciliter la vie des caissiers. Grâce à ces chiffres, ceux-ci peuvent rapidement identifier les produits et leurs prix.

Ces codes donnent des renseignements sur la façon dont l’aliment a été cultivé, sa taille et sa variété. Bernard Lavallée explique que ce nombre possède quatre chiffres lorsque les aliments sont cultivés de façon traditionnelle. Quand ils en comptent cinq et commencent par le chiffre neuf, c’est qu’ils sont issus de l’agriculture biologique. Historiquement, lorsqu’ils sont génétiquement modifiés, on y ajoutait le chiffre huit. Mais ce n’est plus le cas depuis 2015.

Si ces chiffres donnent des informations sur le fruit, ils n’ont pas été créés, cependant, pour les consommateurs, précise Bernard Lavallée, et ne sont régulés par aucun gouvernement. On ne peut donc pas s’y fier.

L’ajout du potassium dans le tableau de la valeur nutritive
Le gouvernement fédéral a annoncé, à la fin de 2016, que le tableau de la valeur nutritive allait désormais inclure le potassium. Il s’agit d’un élément que la majorité des Canadiens n’arrivent pas à consommer suffisamment. Or, il est pourtant assez important pour le maintien d’une pression artérielle saine, selon Bernard Lavallée

Le nutritionniste recommande de consommer 4,7 g de potassium par jour. Généralement, une pomme de terre moyenne en contient environ 1 g, et une banane 0,4 g.

Bernard Lavallée s’inquiète du fait que, par l’ajout du potassium dans le tableau de la valeur nutritive, celui-ci soit associé à une image « santé » dont l’industrie pourrait profiter : « Je suis persuadé que les compagnies de croustilles se réjouiront de pouvoir écrire qu’un sac contient 100 % du potassium nécessaire dans une journée », regrette-t-il.

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