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Stéphane Garneau
Audio fil du lundi 12 juin 2017

Les plats prêts-à-cuisiner : du luxe tendance soumis à une rude concurrence

Publié le

Missfresh est l'une des nombreuses entreprises à proposer les plats prêts-à-cuisiner au Canada.
Missfresh est l'une des nombreuses entreprises à proposer les plats prêts-à-cuisiner au Canada.   Photo : Missfresh

Selon Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politiques agroalimentaires à l'Université Dalhousie, les repas prêts-à-cuisiner forcent les gens à passer plus de temps à la maison et réduisent le gaspillage alimentaire. Mais ces produits ne sont pas à la portée de tous les portefeuilles, malgré les nombreuses entreprises qui s'affrontent sur ce marché.

Lutter contre le gaspillage un plat à la fois
En trois clics et quelques minutes d’attente, le client qui commande un plat prêt-à-cuisiner se retrouve avec un carton livré sur le pas de sa porte rempli d’ingrédients dont les portions ont déjà été mesurées.

M.Charlebois considère que cette formule permet aux urbains de gagner du temps et de manger mieux. Mais tous ces avantages ont un coût : le prix varie souvent entre 7 $ et 10 $ la portion. « C’est un luxe! », s’exclame Sylvain Charlebois. Ce sont les 25-44 ans qui utilisent le plus les services des entreprises de plats prêts-à-cuisiner, plus particulièrement les jeunes professionnels.

Une concurrence féroce entre les jeunes entreprises du secteur
Au Canada, Cook It, Kuisto, Munchies, Marché Goodfood et Missfresh sont sur ce secteur tandis que Blue Apron, DoorDash et Postmates réussissent bien aux États-Unis. Même la vedette Martha Stewart s’est lancée dans l’aventure.

Sylvain Charlebois explique que le prêt-à-cuisiner est un marché en croissance, mais que plusieurs entreprises dans le domaine peinent à faire des bénéfices. La concurrence fait rage et plusieurs firmes ont déjà mis la clef sous la porte, comme Sprig ou Maple.

L’une des raisons de ces échecs est à chercher dans la versatilité des acheteurs, selon M.Charlebois. En effet, 70 % des consommateurs qui effectuent une première commande n’en passent pas une seconde. Cela serait notamment en raison de l’emballage supplémentaire requis pour conserver la fraîcheur de la nourriture, qui les rebute. Autre raison invoquée, les gros appétits se trouvent parfois lésés par la taille des portions.

Références :
« Chef's Plate expands to dinner tables across Canada  », Canada NewsWire, 22 juin 2016
« Attack of the meal kits », Canadian Grocer, 22 aout 2016
« Canadians who don't cook turning to convenience of delivery, including meal kits  », Lois Abraham, The Canadian Press, 8 juillet 2016

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