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Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 5 juin 2017

« Éduquons les filles au plaisir sexuel »

Publié le

La sexualité adolescente commence en moyenne autour de 16 ans, d'après la majorité des statistiques récentes.
La sexualité adolescente commence en moyenne autour de 16 ans, d'après la majorité des statistiques récentes.   Photo : iStock

« Il faut cesser de concentrer l'éducation sexuelle des jeunes filles autour de notions de peur et de protection contre les infections transmises sexuellement (ITS) ». La sexologue et psychothérapeute Geneviève Labelle, résumant le contenu d'un livre percutant de Peggy Orenstein, explique que l'adolescente moyenne a besoin qu'on lui parle de plaisir et de frissons pour développer une vision positive et émancipée de la sexualité.

« Se faire dire que le sexe est dangereux alors qu’à l’adolescence nos hormones sont dans le tapis, c’est loin d’être efficace! » La plupart des études récentes déconstruisent d’ailleurs l’approche traditionnelle de l’éducation sexuelle, qui faisait une grande place à la vulgarisation scientifique au sujet des ITS. Dans un monde hypersexualisé tel que le nôtre, dit Geneviève Labelle, « il faut en priorité réhabiliter la notion de pur plaisir sexuel et décourager la quête excessive de performance ».

Dans son livre Girl and Sex, Peggy Ornstein analyse le rapport des jeunes filles au sexe, en considérant en premier lieu les images de la pop et de la porno, qui font intrinsèquement partie de leur univers culturel. Le corps libéré de la chanteuse pop, parfois vu comme un corps féministe combatif, parfois perçu comme un corps trop sexualisé ou stéréotypé, a-t-il une influence positive sur la sexualité des jeunes filles? La pornographie, plus spectaculaire que réaliste, est-elle néfaste ou libératrice? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles ce livre tente de répondre.

« On y apprend sans surprise que la jeune fille d’aujourd’hui pratique davantage la fellation qu’auparavant et que sa sexualité n’est pas toujours égalitaire, la jeune fille ressentant plus fort la pression de satisfaire l’autre. Voilà pourquoi, entre autres, il faut remettre la notion de plaisir au centre de la discussion. Il faut expliquer que le sexe n'est pas une compétition. »

À lire :
Cinderella Ate My Daughter, Peggy Orenstein, Harper Collins, 2011 (en anglais)
Girls and Sex, Peggy Orenstein, Harper Collins, 2016 (en anglais)

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