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Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 17 avril 2017

Salubrité alimentaire : la Chine tente de changer sa mauvaise réputation

Publié le

En 2008, des milliers de bébés furent touchés par le scandale du lait frelaté en Chine.
En 2008, des milliers de bébés furent touchés par le scandale du lait frelaté en Chine.   Photo : Getty Images / China photos

Chaque année, le Canada importe pour un milliard de dollars de produits alimentaires chinois des plus variés : fruits, légumes séchés, ail et sucre, entre autres. Pourtant, pour Sylvain Charlebois, spécialiste en économie de l'alimentation, la Chine est « loin du jour où elle pourra être considérée comme un pays leader » en matière de salubrité alimentaire.

La Chine s’inquiète de la salubrité de ses aliments
« Les Chinois s’inquiètent de leur salubrité [alimentaire] autant que nous », constate Sylvain Charlebois. Et pour cause, le scandale du lait contaminé à la mélamine, qui avait rendu fait six victimes et rendu malade 300 000 enfants, n’est pas si loin. En 2008, durant 10 mois, des pots de lait avaient contenu cette substance toxique afin de paraître plus riches en protéines. Depuis, d’autres scandales ont éclaté, notamment celui du poulet avarié Yum! Brands, qui a touché les 20 000 restaurants KFC chinois.

Comme nous l’explique notre invité, les grands pays importateurs de produits chinois tentent de s’assurer d’un meilleur contrôle de la qualité grâce à des employés à temps plein sur place. Le département de l’Agriculture des États-Unis emploie de 200 à 400 personnes en Chine. Le Canada, pour sa part, envoie à l’occasion une délégation pour s’assurer de la fiabilité des importations.

Un plan quinquennal pour redresser la barre
Afin de paraître plus crédible sur la scène internationale, la Chine tente de développer une nouvelle stratégie. En mars, elle a lancé un plan quinquennal pour faire partie de l’élite mondiale de la salubrité.
Toutefois, pour Sylvain Charlebois, le contrôle sur place s’annonce ardu : « La Chine est un pays compliqué. Il y a 9 millions de transformateurs alimentaires mobiles et des entreprises qui n’ont pas d’adresse fixe. » Dans cette situation, il semble absurde d’espérer un changement radical prochainement, d’autant plus que le pays a lancé d’autres réformes d’envergure. Par exemple, les agriculteurs pourraient désormais devenir propriétaires de leur terre, ce qui n’est pas le cas actuellement. Dans cette situation, l’État chinois n’étant plus propriétaire des terres agricoles, le contrôle de la qualité des aliments pourraît être encore plus difficile.

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