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Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du samedi 12 mars 2016

Dépression : nous ne sommes pas tous égaux

Publié le

Un homme épuisé.
Un homme épuisé.   Photo : iStockPhoto

Deux personnes vivent la même épreuve. L'une tombera en dépression, l'autre non. Pourquoi? C'est la question que s'est posée l'équipe de Bruno Giros, chercheur en psychiatrie à l'Université McGill. Ses découvertes sur la noradrénaline pourraient permettre de soigner de 30 à 40 % des patients pour qui les antidépresseurs existants ne font pas effet. 

Bruno Giros et son équipe ont découvert que la noradrénaline joue un rôle crucial dans la santé mentale.  « C’est elle qui dit à la dopamine, en activant les neurones, "je suis résilient" », explique-t-il. C'est en effet la noradrénaline qui permet d'établir le contact entre la dopamine, hormone du plaisir, et les neurones. Reste à comprendre quels sont les récepteurs de la noradrénaline afin d'agir sur ce système.

Ça peut être une piste pour ceux pour qui les médicaments déjà connus ne font pas effet.

Beuno Giros

Autre avancée scientifique sur laquelle les chercheurs travaillent : les recherches sur les femmes. En effet, les femmes sont deux fois plus sujettes à la dépression que les hommes. Toutefois, les recherches cliniques menées jusqu’à maintenant ne portaient que sur des cobayes de sexe masculin, une lacune à laquelle Bruno Giros et son équipe comptent bien remédier.

Pas une faiblesse, mais une maladie
La dépression, comme tous les problèmes de santé mentale, est parfois perçue par certains comme un signe de faiblesse, ce qui est une erreur, selon le professeur Giros. « On ne commencera pas à dire à quelqu’un qui a un cancer qu’il est faible. C’est la même chose pour les maladies mentales. Il faut soutenir ces personnes et ne pas les stigmatiser », conclut-il. 

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