Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Chargement en cours

Stéphane Garneau
Audio fil du samedi 27 février 2016

Dépister l'alzheimer et le parkinson 10 ans plus tôt grâce à l'odorat

Publié le

Le professeur Johannes Frasnelli, chercheur en neuroanatomie à l'Université du Québec à Trois-Rivières
Le professeur Johannes Frasnelli, chercheur en neuroanatomie à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Photo : Radio-Canada/Stéphanie Dufresne

Les troubles olfactifs peuvent permettre de détecter les maladies neurodégénératives comme l'alzheimer et le parkinson jusqu'à 10 ans avant l'apparition des premiers symptômes cognitifs. C'est ce qu'a constaté le professeur Johannes Frasnelli, chercheur en neuroanatomie à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Prudence toutefois : une dégradation de l'odorat ne signifie pas nécessairement que l'on est atteint de l'une ou l'autre de ces maladies. 

Cette découverte pourrait avoir des conséquences importantes dans le traitement de ces deux maladies. En effet, un dépistage précoce permettrait de commencer le traitement plus rapidement, et ainsi, de ralentir le développement de ces maladies. Le chercheur précise toutefois que la perte de l'odorat n'indique pas toujours l'apparition de l'alzheimer ou du parkinson. Les causes des troubles olfactifs sont nombreuses. Jusqu'à 20 % de la population peut en souffrir à un moment ou à un autre de sa vie. 

La perte d'odorat associée à la dépression
L'odorat n'est pas seulement le symptôme de troubles de santé, il peut également en être la cause. Par exemple, explique Johannes Frasnelli, les gens anosmiques (sans odorat) ou hyposmique (à l'odorat réduit) peuvent subir une perte de plaisir qui peut mener jusqu'à la dépression. Ne pas sentir comporte également des risques : on ne sent pas la fuite de gaz, le feu ou la nourriture périmée.

Sentir avec les yeux
On ne sent pas uniquement avec le nez ni la bouche, mais également avec les yeux. C'est ce que le professeur Frasnelli a constaté lors d'une expérience où des cobayes devaient sentir du parmesan. Ils ont reconnu l'odeur comme étant alléchante. Lorsque ce même parmesan affublé d'une étiquette indiquant « vomi séché » leur a été donné à sentir, les participants ont été dégoutés par l'odeur. 

À propos

Ce magazine, à la fois ludique et rigoureux, traite de consommation et de santé, des sujets qui préoccupent nos contemporains. Sophie-Andrée Blondin et ses collaborateurs, présents durant toute l'émission, déboulonnent les mythes qui ont souvent cours dans ces domaines. Des experts sont invités en studio pour faire part de leur expérience ou de leur opinion sur un thème donné. Des capsules d'information alimentent la discussion.

Des chroniqueurs se greffent à l'occasion pour parler de différents champs d'expertise : finances personnelles, voyage, droit du consommateur, science, etc.

Toutes les semaines, il y a un coup de sonde autour du monde afin d'y faire des trouvailles, que ce soit un objet ou une tendance dans la société.

Les auditeurs sont invités à participer à la discussion grâce aux réseaux sociaux.

Équipe

Animation : Stéphane Garneau
Recherche : Annie Richer

Chroniques
Véronick Raymond, comédienne et communicatrice
Christian Bourque, expert en marketing,
Jean-François Ouellet, expert en marketing
Mariane Desautels, journaliste scientifique
Karine Bériault, omnipraticienne
Madeleine Goubau, journaliste spécialisée en mode
Sylvain B. Tremblay, planificateur financier
Denis Fortier, physiothérapeute
Jean-Philippe Pilon, pharmacien
Marie-Julie Gagnon, spécialiste des voyages
Luc Arbour, expert en marketing automobile
Jean Gauvin, vétérinaire
Gilles Payer, journaliste à la revue des consommateurs
Patrick Dion, chroniqueur de la petite histoire des objets de consommation

Assistance à la réalisation : Nadine Viel et Félicie Faugère
Réalisation : Nancy Vanasse
Site Internet : Philippe Couture

Baladodiffusion

Chargement en cours