Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 20 août 2017

Les oiseaux de proie, de fidèles compagnons pour la vie

Publié le

Le faucon émerillon fait partie des 27 espèces d’oiseaux de proie qu'on retrouve au Québec.
Le faucon émerillon fait partie des 27 espèces d’oiseaux de proie qu'on retrouve au Québec.   Photo : iStock

« Les oiseaux de proie, ce sont des espèces de longue vie. [...] Ce sont des oiseaux très fidèles », souligne Guy Fitzgerald, vétérinaire responsable de la Clinique des oiseaux de proie à la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal. Celui qui œuvre depuis des années à la réadaptation des oiseaux sauvages et à leur remise en liberté fait remarquer que certaines espèces migratrices reviennent chaque fois au même nid et retrouvent le même partenaire de reproduction. « Ce sont des couples formés pour la vie. »

Rappelons que le Québec abrite 27 espèces différentes d’oiseaux de proie. Ces derniers se divisent en deux catégories : les diurnes, comme les aigles, les faucons émerillons, les buses, les éperviers et les busards, et les nocturnes, comme les hiboux, les chouettes et les harfangs des neiges.

De piètres architectes
Si les oiseaux de proie sont très fidèles, ils sont, en revanche, de bien mauvais bâtisseurs de nids, note Guy Fitzgerald.

Souvent, le nid d’un oiseau de proie a tendance à se défaire au fur et à mesure que les oisillons, au nombre de deux ou trois par couvée, grandissent. Lorsqu’ils sont un peu plus vieux, les petits, qui ne savent pas encore voler, commencent à vouloir explorer les environs et tombent en bas du nid familial.

« Si l'on voit un jeune au sol, ce n’est pas nécessairement parce qu’il est orphelin ou parce que le nid a été détruit : c’est tout simplement parce qu’il est sorti du nid pour explorer. Il a fait un faux pas et il est tombé », explique Guy Fitzgerald.

Toutefois, le mâle et la femelle continuent de s’occuper de leur rejeton et de le protéger lorsqu’il tombe accidentellement en bas du nid.

Des oiseaux « kidnappés »
Le fait que certains petits oiseaux de proie se retrouvent au sol peut cependant poser problème. En fait, certaines personnes vont avoir tendance à vouloir venir en aide aux oisillons.

« Lorsque c’est juste simplement un oisillon qui est à l’apprentissage de vol, il faut observer et s’assurer qu’il a vraiment besoin d’aide avant d’intervenir », explique Guy Fitzgerald.
« Lorsque c’est juste simplement un oisillon qui est à l’apprentissage de vol, il faut observer et s’assurer qu’il a vraiment besoin d’aide avant d’intervenir », explique Guy Fitzgerald. Photo : iStock

Or, dans la majorité des cas, les jeunes oiseaux sont capturés par des gens qui les croyaient orphelins, mais ils sont, en réalité, en parfaite santé.

Nous, on appelle ça un kidnapping. […] Ce n’est pas de la mauvaise volonté, les gens vont les ramasser en pensant bien faire. Ils vont tout de suite aller vers l’oiseau.

Guy Fitzgerald, vétérinaire responsable de la Clinique des oiseaux de proie

« Bien souvent, les oisillons tombent du nid parce qu’ils sont tout simplement en pleine période d’apprentissage de vol. Et les parents vont généralement continuer de les nourrir au sol », explique Guy Fitzgerald.

Chaque année, plus de 350 oiseaux sont traités à la Clinique des oiseaux de proie de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, dont environ 40 % peuvent être libérés après avoir reçu des soins spécialisés. Les pensionnaires sont plus nombreux pendant l’été, car il s’agit de la période de l’année où les jeunes apprennent à voler.

Au total, Guy Fitzgerald dit ravoir des nouvelles de 8 % des oiseaux bagués qui sont remis en liberté. « Des fois, c’est 11 ans plus tard. Des fois, c’est 2 semaines ou 2 jours après. Ça dépend. »
Au total, Guy Fitzgerald dit ravoir des nouvelles de 8 % des oiseaux bagués qui sont remis en liberté. « Des fois, c’est 11 ans plus tard. Des fois, c’est 2 semaines ou 2 jours après. Ça dépend. » Photo : Radio-Canada/Renaud Manuguerra-Gagné

Chargement en cours