Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 23 juillet 2017

Mémoire de vieilles épinettes et climat du passé

Publié le

Cette épinette dormait depuis plus de mille ans au fond du lac, selon les premières analyses. Au coeur de ses cernes de croissance sont encryptés les secrets du climat d'une époque dont on ignore à peu près tout.
Cette épinette dormait depuis plus de mille ans au fond du lac, selon les premières analyses. Au coeur de ses cernes de croissance sont encryptés les secrets du climat d'une époque dont on ignore à peu près tout.   Photo : Radio-Canada / Jean François Bouthillette

Dans les entrailles d'épinettes millénaires, prodigieusement conservées au fond d'un petit lac du nord du Québec, des scientifiques découvrent dans quel climat baignait la forêt boréale il y a 1000 ans.

Les chercheurs Dominique Arseneault (UQAR) et Étienne Boucher (UQAM) ont identifié un lac qui a su conserver, enfouis dans la vase, des arbres tombés là au fil des siècles. Ils y repêchent ces témoins de temps anciens, dont ils analyseront des échantillons en laboratoire.

Chaque cerne de croissance de chaque arbre a enregistré les traces du climat d'une année donnée. L'analyse de l'épaisseur, de la densité et des molécules d'oxygène et de carbone qu'ils contiennent permet de reconstituer le climat du dernier millénaire.

Cette lecture dans la chair des arbres anciens est une première, dans la forêt boréale canadienne. Jusque-là, on ne connaissait de l’histoire de l’hydroclimat régional que ce qu’on en avait enregistré, essentiellement au cours du dernier siècle.

On aura maintenant, une fois les analyses complétées, un portrait de 1000 ans, nécessaire pour saisir la variabilité naturelle du climat à long terme. « Une perspective pareille, explique le professeur Boucher, va permettre d’étudier l’effet de phénomènes comme les éruptions volcaniques, les cycles solaires, les interactions entre les océans et l’atmosphère ».

Mieux comprendre ces cycles de basse fréquence facilitera la planification de la production hydroélectrique. Cela permettra surtout de mesurer avec plus de précision le réchauffement climatique dû à l’activité humaine, au moment où l’on cherche à l’enrayer.

Chargement en cours