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Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 16 juillet 2017

L'amour comme des bêtes : Les grandes baleines

Publié le

En voie d'extinction au milieu du XXe siècle à cause de la chasse, le rorqual noir reste une espèce menacée.
En voie d'extinction au milieu du XXe siècle à cause de la chasse, le rorqual noir reste une espèce menacée.   Photo : Radio-Canada / Jean François Bouthillette

Les grandes baleines qui visitent chaque année l'estuaire du Saint-Laurent ont beau appartenir à des espèces différentes, elles sont tout de même de proches cousines. Cela dit, le rorqual à bosse, la baleine bleue et la baleine noire ont des vies amoureuses très différentes. Leur chant, comme la forme de leurs organes génitaux, livrent quelques secrets de leur vie amoureuse, que Robert Michaud, directeur scientifique du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM), décrypte.

Des organes génitaux qui en disent long
Au sein du parc marin Saguenay–Saint-Laurent, Robert Michaud peut observer nombre de baleines, notamment les variétés de baleines à fanons. « Les appareils reproducteurs des baleines sont spectaculaires, mais très différents [selon les espèces]. Les baleines ont de très grands pénis pour réussir des acrobaties fabuleuses, car, se reproduire dans l’eau sans mains, ce n’est pas facile », explique-t-il.

La baleine noire a la particularité d’avoir des testicules très imposants, car sa stratégie reproductive est basée sur la quantité de sperme émise au moment de l’éjaculation. Au sein de cette espèce, à la période de reproduction, plusieurs mâles se regroupent pour tenter de féconder la même femelle. La compétition entre les mâles a donc lieu à l’intérieur de celle-ci.

Un rorqual bleu observé dans le parc Saguenay-Saint-Laurent.
Un rorqual bleu observé dans le parc Saguenay-Saint-Laurent. Photo : Radio-Canada/Jean-François Bouthillette

Les baleines bleues utilisent leur chant pour séduire leur partenaire: des bruits à très basse fréquence, qui traversent de très longues distances. Leur cousine à bosse utilise aussi sa voix. De manière étonnante, chaque année, le chant des rorquals à bosse est modifié, mais tous chantent la même mélodie. « C’est comme un hit-parade », dit Robert Michaud.



Les nuisances sonores, potentiellement responsables de la faible population des baleines bleues

Robert Michaud, directeur scientifique du GREMM
Robert Michaud, directeur scientifique du GREMM Photo : Radio-Canada/Jean-François Bouthillette

Malgré le fait qu’elles ne soient plus chassées, les baleines bleues peinent à faire augmenter leur nombre. Une situation que les scientifiques s'expliquent assez mal. « On se demande si notre interférence avec leur chant reproducteur pourrait remettre en cause leur reproduction », ajoute Robert Michaud. Les sons qu’ils émettent lorsqu’ils veulent se reproduire pourraient être masqués par les sons humains, créant des rideaux de bruit qui pourraient bloquer les ondes longue distance.

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