Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 9 juillet 2017

Une sonde montréalaise prometteuse pour détecter le cancer

Publié le

La sonde Raman (en démonstration ici sur un cerveau de veau) du professeur Leblond permet d'identifier avec précision les cellules cancéreuses que les neurochirurgiens ont habituellement du mal à trouver.
La sonde Raman (en démonstration ici sur un cerveau de veau) du professeur Leblond permet d'identifier avec précision les cellules cancéreuses que les neurochirurgiens ont habituellement du mal à trouver.   Photo : Radio-Canada / Jean-François Bouthillette

Un groupe de chercheurs de Montréal a mis au point une sonde qui utilise la lumière pour déceler des cellules cancéreuses avec une précision jamais vue. Jean François Bouthillette a rencontré l'inventeur de l'appareil, Frédéric Leblond, professeur à l'École polytechnique de Montréal et chercheur au Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM).

Réduire les risques de récidive
De la taille d’un stylo, l’appareil utilise des lasers et l’intelligence artificielle pour reconnaître les tissus qu’il rencontre.

Au cours d’une opération, la sonde projette un faisceau lumineux qui fait vibrer les liens moléculaires des tissus humains. Chaque tissu interagit différemment avec la lumière, et si le tissu est cancéreux, la fréquence lumineuse change de façon particulière. L’appareil transmet alors au chirurgien les résultats des changements de fréquence, et celui-ci peut savoir si le tissu est cancéreux ou non.

La doctorante Joanie Desroches et Frédéric Leblond, professeur à l'École polytechnique de Montréal et chercheur au CRCHUM
La doctorante Joanie Desroches et Frédéric Leblond, professeur à l'École polytechnique de Montréal et chercheur au CRCHUM Photo : Radio-Canada/Jean François Bouthillette

Grâce à cet outil, les risques que des tissus potentiellement dangereux demeurent dans l’organisme après une opération chirurgicale sont grandement réduits, ce qui permet d’éviter les récidives lorsqu’il s’agit d’un cancer. La Dre Dominique Trudel, chercheuse et pathologiste au CRCHUM, explique qu’actuellement, dans le cas des cancers de la prostate, on obtient une fois sur trois des résultats négatifs aux biopsies, même si des tissus cancéreux sont encore présents dans l’organisme.

Une innovation bientôt dans les salles de chirurgie
Frédéric Leblond a testé la sonde sur 100 patients. Maintenant que la fiabilité de celle-ci est établie, des essais cliniques vont être réalisés. Les chercheurs espèrent qu'on autorisera la distribution de l'appareil dans les hôpitaux d'ici trois ou quatre ans.

Chargement en cours