Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 26 février 2017

L’humain peut apprécier un poème sans le comprendre

Publié le

Un crayon déposé sur une feuille de papier remplie d'écritures.
Avez-vous déjà été touché(e) par de la poésie que vous ne compreniez pas?   Photo : iStock

Le cerveau humain n'a pas besoin de saisir le sens ou le vocabulaire d'un vers pour reconnaître la beauté de la poésie, démontre une étude menée par le professeur de neuroscience Guillaume Thierry. Il explique que cette conclusion ouvre la porte à la théorie selon laquelle, « pour la grande majorité des choses, le cerveau agit dans un automatisme complet ».

Le spécialiste de la psychologie expérimentale qui travaille à l’Université de Bangor, au Pays de Galles, ajoute que, dans la plupart des expériences qu’il fait depuis près de 20 ans, « le cerveau humain analyse des informations d’une haute importance et d’une grande complexité sans informer la conscience ».

Pic d’activité cérébrale
Lors de son étude sur la poésie, Guillaume Thierry a demandé à des cobayes de lire des vers d’une poésie ancestrale galloise dont ils ignoraient les fondements.Ces derniers étaient incapables de dire avec certitude quels segments respectaient les règles de l’art et lesquels n’y adhéraient pas. Toutefois, grâce à un électroencéphalogramme, le chercheur a pu constater un pic d’activité électrique dans le cerveau lorsque les « bons » vers étaient lus.

[Les cobayes] donnaient une réponse aléatoire, mais dans le même temps, la réponse cérébrale montrait qu’ils étaient capables d’identifier [la bonne réponse].

Guillaume Thierry

Comprendre la poésie n’enlève pas sa beauté
« Ça m’est arrivé d’être bouleversée sans comprendre le sens d’une poésie », déclare l’artiste Queen Ka lorsqu’on l’a mise au courant des résultats de l’étude de Guillaume Thierry. Pour elle, ses conclusions sont donc crédibles. « La poésie peut exister à l’extérieur du sens », résume-t-elle. L'artiste ne s’inquiète toutefois pas de ces études scientifiques qui tentent de disséquer l’art. « La poésie restera belle même si on sait comment elle fonctionne. »

Chargement en cours