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Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 5 février 2017

Les chercheurs ripostent à l’élection de Donald Trump

Publié le

Le président américain Donald Trump s'adresse aux journalistes à bord de l'avion présidentiel Air Force One.
Le président américain Donald Trump s'adresse aux journalistes à bord de l'avion présidentiel Air Force One.   Photo : Reuters / Carlos Barria

Les scientifiques américains pourraient s'inspirer de leurs homologues canadiens pour contrebalancer l'effet des décisions du président Donald Trump sur leur travail, selon le physicien Béla Joós. Ceux-ci ont en effet eu à modifier plusieurs de leurs comportements et leur relation avec les médias lorsque le Parti conservateur de Stephen Harper était majoritaire, de 2011 à 2015.

Le directeur de l’Institut Ottawa-Carleton de physique de l’Université d'Ottawa convient que les scientifiques sont souvent réticents à s’exprimer publiquement sur tout ce qui touche la politique. « Nous préférons travailler tranquillement et ne pas émettre d’opinions catégoriques », explique-t-il. Les circonstances ont toutefois forcé les chercheurs canadiens à adopter certaines tactiques – organiser des manifestations, trouver des slogans forts, mieux communiquer avec les journalistes, établir des partenariats internationaux, etc. – pour défendre l’intégrité de leur profession.

Une atmosphère tendue causée par Trump
Rachelle Gaudet, biologiste à l’Université Harvard, explique que l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche et les nombreux décrets qu’il a signés depuis sont la cause d’une atmosphère déprimante et tendue qui pèse sur elle et ses collègues. « On ne sait pas à quoi s’attendre pour les prochaines années », confie-t-elle.

Jusqu’à maintenant, la décision du président d’interdire l’entrée aux États-Unis aux ressortissants de sept pays retient particulièrement l’attention. La biologie et la science en général sont des milieux très internationaux, explique Rachelle Gaudet. Des stagiaires qui devaient venir travailler à Harvard n’ont pas pu passer la frontière et certains hésitent à aller à l’étranger pour donner des conférences ou participer à des recherches de peur de ne plus pouvoir revenir.

L’incertitude qui plane sur le financement des institutions publiques ainsi que le musellement de certaines agences et de parcs nationaux font aussi partie des préoccupations croissantes de la communauté scientifique.

Manifester, la meilleure solution?
Le 22 avril, Jour de la Terre, des manifestations pour soutenir les scientifiques seront organisées partout aux États-Unis et probablement ailleurs dans le monde. Dominique Brossard, de l’Université du Wisconsin à Madison, estime que cet événement peut être louable s’il tente de conscientiser les gens à l’égard d’une problématique particulière, comme les changements climatiques. Toutefois, des manifestations ayant un thème trop large ou vague n’auront pas d’effet à court ou à moyen terme. Comme beaucoup de ses homologues, elle a également peur de voir la science devenir trop politique.

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