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Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 23 avril 2017

De Washington à Séoul, des chercheurs dans la rue pour défendre la science

Publié le

La marche pour la science a d'abord été lancée à Washington. Le vulgarisateur américain Bill Nye a ouvert la marche le 22 avril 2017.
La marche pour la science a d'abord été lancée à Washington.   Photo : Reuters / Sait Serkan Gurbuz

Lors de cette heure consacrée à la Marche pour la science, qui a eu lieu dans différentes villes du monde, l'historien et sociologue des sciences Yves Gingras et la professeure à l'École de santé publique de l'Université de Montréal Pascale Lehoux mettent l'accent sur le caractère inédit de l'événement. Pour leur part, les journalistes Chantal Srivastava et Richard Massicotte, respectivement à Washington et à Montréal, présentent l'ambiance sur le terrain.

« Oui, c’est historique, déclare Yves Gingras. On a vu des manifestations de scientifiques dans le passé […], mais ce qui est nouveau, c’est le caractère mondial [de la Marche pour la science de samedi]. » De son côté, Pascale Lehoux donne à ces manifestations son appui inconditionnel, parce qu’il est important, selon elle, de rejoindre ce mouvement international légitime.

La Marche pour la science de Paris
La Marche pour la science de Paris Photo : Getty Images/FRANCOIS GUILLOT/AFP

« La science est un travail lent de construction des savoirs. On a besoin de l’appui de la population pour reconstruire ce qui a été détruit au Canada [pendant le règne de Stephen Harper], par exemple. On ne s’en sort pas en claquant des doigts; il faut continuer de développer le dialogue avec la population », ajoute-t-elle.

L’origine du mouvement
À Washington, où se tenait la marche la plus importante, Chantal Srivastava a rencontré des noms importants de la science américaine, dont le climatologue Michael Mann et Bill Nye, surnommé « The Science Guy ». Rush Holt, directeur de l’American Association for the Advancement of Science, a pour sa part déploré « l’érosion de ce qui permet à la science de s’épanouir », dont le financement et la libre circulation des idées.

On est ici pour rappeler aux législateurs l’importance de la science pour l’environnement et pour l’économie. Aucun un pays ne peut compétitionner sans la science.

Bill Nye

À Montréal
Dans la métropole québécoise, Richard Massicotte a aussi croisé des personnes qu’on ne voit pas souvent dans des événements sociaux et politisés. Pour Rémi Quirion, scientifique en chef de la province, « il est très important d’expliquer la science, ses résultats et à quoi elle sert, non seulement pour la prise de décision, mais aussi pour la société civile, pour le commun des mortels ».

La science ne doit pas être partisane, elle doit représenter toutes les perspectives de la société.

Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec

Yves Gingras critique toutefois le fait que la manifestation montréalaise ait commencé par des danses et des chants mohawks traditionnels. « Si on veut sauver la terre demain, ce n’est pas par des danses ou des prières, ça va être par plus de recherche », indique-t-il. Il n’apprécie pas la contradiction d’une marche qui veut promouvoir la science tout en mettant de l’avant un rituel s’apparentant à une croyance spirituelle.

Des gens manifestent pour la science dans les rues de Stockholm, en Suède.
La marche de Stockholm Photo : Reuters/TT News Agency/Marc Femenia

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