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Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 3 décembre 2017

Éthique et greffe : à qui le cœur?

Publié le

Une chirurgienne regarde vers le haut en réfléchissant
Comment gérer une liste de patients en attente d'une greffe?   Photo : iStock / Stan Meagher

Alors que les risques entourant la transplantation cardiaque ont diminué depuis les dernières décennies, un obstacle majeur demeure : les cœurs disponibles se font rares. Les équipes médicales doivent faire des choix pour sélectionner les patients qui recevront ce précieux organe. Si les critères médicaux relèvent davantage de l'analyse de données, certains critères psychosociaux pourront nous étonner.

On va choisir le receveur sur lequel l’organe a le plus de chances de survivre longtemps.

Élodie Petit, consultante éthique en santé

Habitudes de vie
Certains critères psychosociaux relèvent des habitudes de vie, ces dernières ayant une influence importante sur la réussite d’une greffe. Ainsi, un patient souffrant d’alcoolisme doit démontrer qu’il peut rester sobre. Même son de cloche pour les fumeurs, qui doivent cesser toute consommation de tabac au moins six mois avant la greffe.

Les patients ont généralement le temps de changer leurs habitudes de vie à la suite du diagnostic, car les transplantations se font rarement dans l’urgence – entre autres grâce au sursis qu’offre l’utilisation du cœur mécanique.

La santé mentale du patient est aussi évaluée, notamment le risque suicidaire.

Un des plus grand prédicteurs de risque de suicide, c’est d’avoir fait une tentative de suicide antérieure, alors c’est certain que ça va faire partie des choses analysées par les équipes pour décider si la personne peut être retenue sur une liste de transplantation.

Élodie Petit, consultante éthique en santé

Sylvain Bédard, lui-même greffé du cœur, rappelle que l’organe transplanté provient d’une personne décédée. Selon lui, on doit éviter de greffer un organe à quelqu’un qui ne respecte pas cet ultime don.

Une réflexion quotidienne
L’urgentologue Alain Vadeboncoœur rappelle que les médecins réfléchissent à ce genre de questions éthiques chaque jour. Certains patients arrivent à un âge avancé grâce à de nombreuses opérations, et le personnel médical doit se demander si l’acte est fait pour rallonger la vie ou en augmenter la qualité.

Invités :

Dr Alain Vadeboncœur
, chef du service de médecine d'urgence de l'Institut de cardiologie de Montréal
Élodie Petit, consultante éthique en santé
Jocelyne Saint-Arnaud, professeure associée au Département de médecine sociale et préventive de l’École de santé publique de l’Université de Montréal
Sylvain Bédard, patient-partenaire de l'Institut de cardiologie de Montréal

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