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Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 15 octobre 2017

Petite histoire de l’écoute extraterrestre

Publié le

Karl Guthe Jansky travaille sur son antenne rotative.
Karl Guthe Jansky, considéré comme le père de la radioastronomie, et son antenne rotative surnommée «Merry-go-Round», dans les années 30.   Photo : National Radio Astronomy Observatory/AUI/NSF

Pourrons-nous un jour communiquer avec des civilisations extraterrestres? Plusieurs théories et découvertes tendent à répondre par la négative. L'astrophysicien Roland Lehoucq fait le point sur cette question existentielle dans le livre Où sont-ils? Les extraterrestres et le paradoxe de Fermi.

Le paradoxe de Fermi
Le titre du livre fait référence à Enrico Fermi, célèbre pour avoir évalué, dans les années 50, le nombre de civilisations extraterrestres qui seraient en mesure de contacter les terriens. Les chiffres obtenus étant considérables, le physicien s’était alors demandé pourquoi nous n’avions jamais perçu de signes extraterrestres. Le paradoxe de Fermi était né.

Cette réflexion sur la place de l’être humain dans l’Univers est le point de départ de l’ouvrage écrit par cinq auteurs. Lehoucq y signe une histoire de la radioastronomie, la science qui étudie le rayonnement électromagnétique des astres.

Heureux hasard
Le père de la radioastronomie est Karl Jansky, qui a fortuitement découvert l’existence d’une émission d’ondes provenant du ciel dans les années 30. Il travaillait alors comme ingénieur pour les laboratoires Bell afin de trouver les sources de perturbation d’un éventuel service radio transatlantique.

La découverte de ces ondes célestes mystérieuses est le point de départ de la radioastronomie. Plus tard, des chercheurs ont conclu que l’antenne de Jansky était braquée sur Sagittarius A*, une source intense d’ondes que l’on associe maintenant à un trou noir supermassif.

Où sont les extraterrestres?
Après la découverte de Jansky, les astronomes devaient dorénavant considérer autant l’écoute que l’observation du ciel. Il n’y avait qu’un pas à franchir pour que certains scientifiques cherchent à repérer des communications provenant d’autres formes de vie intelligente.

Quand on a vu que les ondes radio étaient omniprésentes dans l’air, on s’est dit que c’était peut-être un moyen de communiquer avec d’hypothétiques extraterrestres, ou un moyen que les hypothétiques extraterrestres auraient pu utiliser pour envoyer des messages.

Roland Lehoucq

Évolution de la radioastronomie
À la fin des années 50, deux physiciens publient un article sur les communications extraterrestres dans la revue Nature. Les deux auteurs, Giuseppe Cocconi et Philip Morrison, cherchent notamment la bonne fréquence à utiliser pour envoyer et recevoir des messages interstellaires.

Ils choisissent la fréquence de 1420 MHz à laquelle rayonne l’hydrogène atomique, qui permet de capter un signal très éloigné ou d'en envoyer un qui n'est pas absorbé rapidement.

Aujourd’hui, la discipline consacre une part moins importante à la recherche de signaux provenant de possibles civilisations lointaines, même si certaines initiatives persistent. La radioastronomie s'intéresse davantage aux nombreux phénomènes et sons provenant de l’espace, comme les aurores de Jupiter.

Couverture du livre « Où sont-ils? Les extraterrestres et le paradoxe de Fermi », publié aux éditions du CNRS.
Le livre « Où sont-ils? Les extraterrestres et le paradoxe de Fermi » s'interroge sur la place de l’être humain dans l’Univers.   Photo : Éditions du CNRS

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