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Photo de Marie-France Bélanger
Audio fil du dimanche 4 juin 2017

Trump hors de l’Accord de Paris : pas une si mauvaise nouvelle

Publié le

Le président américain Donald Trump lors de l'annonce du retrait de son pays de l'Accord de Paris
Le président américain Donald Trump lors de l'annonce du retrait de son pays de l'Accord de Paris   Photo : Reuters / Kevin Lamarque

En se retirant de l'Accord de Paris, les États-Unis attisent, entre autres, la crainte de voir anéantis les efforts des scientifiques américains travaillant sur le climat. Il faut prendre la situation au sérieux, selon la paléoclimatologue Valérie Masson-Delporte, le fondateur d'Équiterre Steven Guilbeault et l'économiste de l'environnement Alain Webster, mais il faut rappeler que le reste du monde comme la société civile américaine se sont fermement engagés à sauver la mise.

« Bon débarras ! » C’est la réaction du porte-parole d’Équiterre, Steven Guilbeault, qui dit préférer atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sans la présence d’un président américain cherchant constamment à ralentir le processus. « Rappelons aussi que, dans les faits, les États-Unis ont voté l’an passé, sous un congrès républicain, une série de mesures pour encourager l’énergie renouvelable. Nos voisins américains investissent donc désormais surtout dans l’énergie éolienne et solaire. Même si Trump dit vouloir relancer les énergies fossiles, la vérité est que le charbon n’apparaît plus sur l’écran radar des investisseurs. »

N’oublions pas non plus que les grandes entreprises américaines, d’Exxon à Google, ont réagi au retrait de l’Accord en réaffirmant leur désir de diminuer leurs émissions de carbone quoi qu’il en soit. Trump n’est pas nécessairement approuvé par les chefs de file américains, lesquels ne vont pas obligatoirement suivre ses idées rétrogrades.

Steven Guilbault, porte-parole d'Equiterre
Steven Guilbeault
Steven Guilbeault   Photo : Radio-Canada/Coralie Mensa

La relance de l’industrie du charbon, selon l’économiste de l’environnement Alain Webster, est impensable d’un point de vue économique. « La durée d’amortissement de ce genre d’investissement est très longue et dépasserait de loin la durée maximale de la présidence de Trump. Pour rentabiliser des investissements de ce genre, il faudrait que le gouvernement américain les soutienne très massivement. Ce n’est pas impossible que cela se produise, mais ce serait étonnant et déplorable. »

Un musellement des scientifiques américains?
Hostile à l’avancement de la recherche scientifique au sujet du réchauffement climatique, le président Trump pourrait tenter de nuire au travail des nombreux chercheurs américains se consacrant à la question. C’est l’une des craintes de la paléoclimatologue Valérie Masson-Delporte, coprésidente du groupe de travail numéro un du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. « Les agences scientifiques fédérales américaines, dit-elle, contribuent beaucoup aux programmes mondiaux d’étude du climat. Il y a une volonté de destruction de l’excellence de ce travail de la part de Trump. »

Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales à l'Université de Sherbrooke
Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales à l'Université de Sherbrooke   Photo : Université de Sherbrooke

« Il est clair, poursuit Alain Webster, que ça aura un impact sur le développement de la science du climat et sur le développement de nouvelles technologies. Mais dans une déclaration spectaculaire cette semaine, Emmanuel Macron a invité les scientifiques à venir poursuivre leurs travaux en France. Qui sait, un déplacement massif de chercheurs peut se produire. »

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