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Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 4 juin 2017

Marc Garneau et l'histoire de l'Agence spatiale canadienne

Publié le

Les astronautes canadiens Marc Garneau, Bjarni Tryggvason, Julie Payette, Steve MacLean et David Williams saluent la foule lors d'une cérémonie de la fête du Canada en 1996 à Ottawa.
Les astronautes canadiens Marc Garneau, Bjarni Tryggvason, Julie Payette, Steve MacLean et David Williams saluent la foule lors d'une cérémonie de la fête du Canada en 1996 à Ottawa.   Photo : La Presse canadienne / Tom Hanson

En octobre 1984, l'astronaute Marc Garneau est le premier Canadien à voyager dans l'espace. « Ingénieur de systèmes dans la marine, il était habitué à travailler dans un environnement confiné, avec des technologies de pointe. Ce qui en faisait un candidat assez intéressant pour nous. » Le responsable de la campagne de recrutement des astronautes de l'Agence spatiale canadienne (ASC), Hugues Gilbert, retrace l'histoire des missions spatiales du Canada.

Au début des années 80, Marc Garneau, alors embauché par la Marine royale canadienne, repère une annonce pour le recrutement de nouveaux astronautes. « Il y avait un peu plus de 4000 candidats, on en a pris six, et cinq ont volé [dans l’espace] », se souvient Hugues Gilbert, qui travaille à l’Agence spatiale canadienne depuis 27 ans. « Il a été formé très rapidement et a volé moins d’un an après son entrée, ce qui donne une bonne idée de la qualité du bonhomme. »

Pour son premier voyage en 1984, Marc Garneau avait un rôle de spécialiste de charges utiles. « Son rôle était d’opérer de l’instrumentation scientifique et de faire des expériences avec la science et la technologie qui était à bord. » L’astronaute fera deux autres voyages, en 1996 et 2000, où on lui confie un plus large rôle, l’encadrement médical et l’opération des systèmes de la navette. « Il a entre autres opéré le Bras canadien (Canadarm) et a guidé des astronautes qui étaient à l’extérieur de la navette. »

Cela représente l’entrée du Canada dans les vols habités, qui est l’activité de pointe dans le domaine spatial. Le Canada a fourni le système robotique de la navette spatiale, le Canadarm. En échange de cette contribution, la NASA nous a offert deux vols sur la navette spatiale.

Hugues Gilbert, Agence spatiale canadienne

Marc Garneau passe une grande partie de sa carrière à Houston. Après son dernier vol en 2000, il revient à l’ASC à Saint-Hubert, et en est le président pendant quatre ans, avant de se lancer en politique.

Le premier ministre Jean Chrétien et les astronautes Marc Garneau et Chris Hadfield, lors du 10e anniversaire de l'Agence spatiale canadienne, en 1999.
Le premier ministre Jean Chrétien et les astronautes Marc Garneau et Chris Hadfield, lors du 10e anniversaire de l'Agence spatiale canadienne, en 1999. Photo : La Presse canadienne/Fred Chartrand

Les autres astronautes qui ont fait avancer les choses
La première femme canadienne à partir en mission spatiale est l’Ontarienne Roberta Bondar, en 1992. C'est la deuxième fois qu’une personne du Canada est envoyée en orbite.

En 1992 on a recruté de nouveaux astronautes, dont Julie Payette et Chris Hadfield. [Julie] a été une porte-parole extraordinaire pour sensibiliser les gens et attirer les jeunes vers la science, la technologie et choisir des carrières en ingénierie.

Hugues Gilbert, Agence spatiale canadienne

Hugues Gilbert affirme que Roberta Bondar et Julie Payette ont pavé la voie aux autres femmes. « Il y a un recrutement en ce moment qui nous permettra de choisir deux nouveaux candidats. Il y a plusieurs candidates qui ont participé. Elles disent avoir été inspirées par Julie et Roberta. »

L’embauche de nouveaux candidats en 2017
« D’ici 2024, le Canada veut jouer un rôle dans le futur dans les vols d’exploration spatiale, la destination ultime étant la planète Mars dans quelques décennies », dit celui qui est responsable de la relève pour le programme des astronautes. « On n'en prend que deux; on est très exigeants. »

Comment former de bons astronautes
Les choses ont beaucoup changé depuis la première mission de Marc Garneau, qui n’avait duré que quelques jours, du 5 au 13 octobre 1984. « En ce moment, c’est six mois et, quand on ira sur Mars, on y ira au moins pour deux ans. » Hugues Gilbert se prépare même à établir une présence permanente sur la planète rouge.

Aujourd’hui, dans les processus de sélection, on porte beaucoup plus attention à des facteurs psychologiques comme la capacité de vivre dans un environnement très confiné avec des collègues pendant plusieurs mois, voire des années.

Hugues Gilbert, Agence spatiale canadienne

Ce n’est plus l’époque des missions du programme Apollo. « C’était à la limite des kamikazes. Là, on cherche des gens qui ne sont pas nécessairement parfaits sur le plan technique, mais qui, sur les plans psychologique et psychosocial, vont être capables de vivre ensemble. »

Les finalistes au programme de recrutement de nouveaux astronautes de l'Agence spatiale canadienne
Les finalistes au programme de recrutement de nouveaux astronautes de l'Agence spatiale canadienne Photo : La Presse canadienne/Cole Burston

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