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Photo de Marie-France Bélanger
Audio fil du dimanche 25 juin 2017

2003 : ArcticNet, un réseau universitaire qui fait avancer la recherche sur l'Arctique

Publié le

Le NGCC Amundsen, brise-glace de la Garde côtière canadienne (archives)
Le NGCC Amundsen, brise-glace de la Garde côtière canadienne (archives)   Photo : Radio-Canada / William Bastille Denis

En 2004, Yanick Villedieu s'était entretenu avec le biologiste et océanographe Louis Fortier. À cette époque, ce dernier disait que l'océan Arctique était moins connu que la planète Mars. Depuis, le réseau de recherche ArcticNet a donné une impulsion pour mieux connaître cette région du globe. Aujourd'hui, le Canada est un des pays majeurs pour évaluer les mutations de cette zone en ce qui a trait aux changements climatiques.

Un centre pionnier et transsectoriel
Au Canada, les réseaux de centres d’excellence ont pour mandat de se concentrer sur des questions et des domaines stratégiques pertinents pour la science. Dès 2003, ArcticNet est donc fondé avec pour mission d’étudier les effets des changements climatiques et de la modernisation dans l’Arctique canadien côtier. Quelque 150 chercheurs et 1000 étudiants des cycles supérieurs y collaborent. « C’est un grand succès », s’enthousiasme Louis Fortier.

Le centre mise sur la transsectorialité, en associant les sciences de la santé, les sciences naturelles et les sciences humaines pour explorer tous les effets des changements climatiques sur la région. « On éclate les vases clos entre les grands secteurs de la science », explique Louis Fortier.

Le centre mise beaucoup sur la recherche fondamentale. Grâce au brise-glace NGCC Amundsen et au programme Canadian Arctic Shelf Exchange Study (CASES), il a notamment pu étudier comment fonctionne la dynamique méconnue des flux de carbone sous la banquise.

L’Arctique, témoin de première ligne des changements climatiques
Depuis la création d’ArcticNet, Louis Fortier a pu étudier les profondes mutations causées par le réchauffement climatique dans la région.
La faune et la flore du Grand Nord, l’ours polaire, le morse, tout cela est en train de basculer vers un nouvel équilibre. Au bout de 14 ans d’étude, on voit vers quoi on se dirige, vers une « atlantification » de l’Arctique. C’est-à-dire que les espèces atlantiques et aussi quelques espèces du Pacifique progressent rapidement dans les écosystèmes du Nord, à mesure que les conditions de froid extrême du Nord se relâchent.

Selon lui, il n’y a plus de doute, l’océan Arctique sera libre de glace en été d’ici 2030 ou 2040, selon les modèles. « Pour les négationnistes du climat, c’est une question de croyances. Nous, en sciences, il n’y a pas de croyances, juste des faits », tranche-t-il.

Les centres d’excellence du Canada ayant une durée de vie limitée à 14 ans, ArcticNet est donc sur le point de changer de forme. Louis Fortier espère cependant que le Canada continuera à investir dans cette région, car plusieurs autres acteurs, comme l’Allemagne ou les États-Unis, ont déjà pris de l’avance dans la recherche sur l’Arctique.

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